Les mercaptans et les effets de l'empoisonnement aux métaux lourds. - Approfondissement des découvertes récentes sur le réchauffement climatique



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Plan des pages consacrées aux mercaptans, au mercure et autres métaux lourds
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page 1

page 2

page 3
page 4

I.-Les principes chimiques
des MERCAPTANS

Deux mercaptans poisons aériens:
les CH3-SH et C8H18S

Les principales sources alimentant le cycle du mercure
Dimethylmercure ou monomethylmercure dans l'Arctique?
Distribution des MMHg et DMHg
dans les régions subpolaires du Canada

Demi-vie: Un mécanisme d'accumulation et d'élimination complexe
L'alimentation et le méthylmercure
La neurotoxicité du mercure
Autisme: une nouvelle forme d'empoisonnement au mercure?
Les mercaptans et les macrophages hépatiques
II.- Mercaptans, mercure et lymphocytes T
Les mécanismes immunitaires"
A propos des moteurs de recherche

Disfonctionnement du thymus,
de la production des lymphocytes_T
et effets du mercure

L'environnement du XXIeme siecle
toujours plus de methylmercure!

Empoisonner le riz
au methylmercure?!

Europe: règlementation insuffisante
La convention de Minamata
du 10 octobre 2013

Les effets coûteux
du stress des mitochondries...

Comment les mercaptans font
dérailler la vie cellulaire
en déclenchant des allergies?

Les mercaptans et la moelle osseuse

Altzheimer:1 Français sur 4
de plus de 65ans dès 2020

III.- Maladie d'Alzheimer: origine environnementale ou opportuniste?
Cas de l'arsenic, du cadmium,
du nickel, de l'antimoine,
du mercure et du Chrome.

Cas du Cobalt et du mercure
Interrogations sur l'uranium
appauvri et le Thorium"

Mercure, cadmium,
plomb et arsenic
sur métabolisme Cystéine?

Le cuivre
Aluminium: mauvaise controverse
Manganèse
cas du fer
benzodiazepines (médicaments)
IV.- Autres désordres du métabolisme
affectant le S.N.C.

Le CIRS chronique

L'intoxication massive ou empoisonnement aérien au mercure
Atteinte du réseau vagal
Le coeur et le méthylmercure
1.- Les tachycardies
2.- Mercure et tension artérielle
3.- Les thromboses provoquées par le mercure
Comment le mercure provoque
des thromboses

L'histoire illustrée
d'une triple thrombose
associée à trois autres thrombus

Bactéries méthylisant le mercure
4.- Mercure et cadmium inorganiques:
leurs effets sur les érithrocytes

5.-Pancréas et mercure
6.-Les Reins et les métaux lourds

Plan des pages consacrées aux mercaptans, au mercure et autres métaux lourds (suite et fin)

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page5
page 6
page 7
page 8, cette page

6.-Les Reins et les métaux lourds (suite)
Inventaire de l'intrusion
des métaux lourds dans les reins

Metallothioneins et Corps de Golgi
Cancer du rein, les métaux lourds
facteurs de risque

7.- Le foie et les métaux lourds

8.- La moelle osseuse et les métaux lourds
génotoxicité du chlorure de Mercure
et du diméthylmercure

Le rôle des lymphocytes
dans les défenses immunitaires

Reactive oxygen species (ROS)
ou le stress oxydatif

Du réchauffement climatique
à la destruction des vivants
via la tectonique des plaques

Réchauffement climatique:
risque d'empoisonnement de la biosphère

Tremblement de terre 2017 à Mexico
Détachement des 5800 km2 du glacier de LARSEN B
Les atteintes de la moelle osseuse
par l'environnement

Les effets du méthylmercure
sur la moelle osseuse

Le micro environnement chimique des tumeurs

IV.- Autres désordres provoqués
par les métaux lourds
9.-La moelle osseuse et les particules fines
10.-Les maladies auto-immunes générées par
le mercure et/ou le plomb

Mercure et plomb, générateurs de mastocytose
Production et effets des leukotriennes
Cadmium, Mercure, Plomb, Vanadium,
Platine, Palladium, en cause
dans la production des leukotriènes

Auto-immunité?
Secrets de fabrication et fonctions des IgA
Les risques d'un déficit sélectif d'IgA
Dégranulation = morsure de
serpent venimeux

Les effets d'une dégranulation massive
Les PM2,5 et la mortalité cardiovasculaire
11.- Comment les PM2,5 s'accumulent
dans les tissus?

12.- Le classement des poussières selon leur diamètre
Exemples de poussières fines
A.-La fumée de cigarette
B.- Monomethylmercure à l'assaut de la Californie
C.- Le monométhylmercure colonise les mers polaires
Pluies de mercure dans l'Arctique

D'autres exemples de pollutions...(suite et fin):
Comment le canada contrôle la pollution au mercure
D.- Des incendies forestiers désastreux
Alerte de la NASA: le monde en feu en 2017!
Les incendies dévastateurs au CANADA
Aux quatre coins de la planète: Au feu! Au feu!
F.- Effets des centrales thermiques au charbon
G.- Les incinérateurs thermiques
d'ordures ménagères
Echappement des moteurs à essence
Echappement des Diesel
Les améliorations apportées en Europe
aux carburants de moteurs thermiques

V.- Les giga-pollutions engendrées par les jets-streams
La couche limite atmosphérique
Les CAT (Clear air turbulences)
1.- Les subsidences dans la troposphère
2.- Cas des nappes compactes créées par le blocage de la circulation atmosphérique
Historique des pollutions de la France du 16 au 27/01/2017
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Autopsie de l'été meurtrier de 2003
L'impact en température de la canicule 2003
Comment le Canada contrôle la pollution au mercure
D.- Des incendies forestiers désastreux
Alerte de la NASA: le monde en feu en 2017!
Les incendies dévastateurs au CANADA
Aux quatre coins de la planète: Au feu! Au feu!
G.- Vents de sable dans le sillage d'Ophélie
G.- Effets des centrales thermiques au charbon de Duisbourg
H.- Les incinérateurs thermiques
d'ordures ménagères
I.- Echappement des moteurs à essence
J.-Echappement des Diesel
K.- Les améliorations apportées en Europe
aux carburants de moteurs thermiques

V.- Les giga-pollutions engendrées par les jets-streams
La couche limite atmosphérique
Les CAT (Clear air turbulences)
1.- Les subsidences dans la troposphère

Exemple de pollution de PARIS par CAT: celui du 1er juillet 2003
2.- Cas des nappes compactes créées par le blocage de la circulation atmosphérique
Historique des pollutions de la France du 16 au 27/01/2017
Autopsie de l'été meurtrier de 2003
L'impact en température de la canicule 2003



Et si les jets streams disparaissaient!?
Autopsie de l'été meurtrier de 2003

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, la France a bien vécu concrètement l'expérience pendant deux semaines de la disparition conséquente du Jet stream polaire Nord à l'occasion de la canicule de 2003. Et contrairement à ce que les politiques ont pu déclarer à cette occasion, certains d'entre eux avaient nécessairement été informés dès juillet 2003 par la NASA que l'épaisseur de la couche d'ozone filtrant les rayons UV était inconsistante et de nature à centrer sur la France un gigantesque et puissant anticyclone. Voici pourquoi!

En 2002, la NASA a mis au point une nouvelle technologie fondée sur la comparaison de données provenant de deux satellites: le MODIS pour «Moderate Resolution Imaging Spectroradiometer» (radio spectomètre de masse=. Cet instrument clé est embarqué à bord des satellites Terra (originally known as EOS AM-1) et Aqua (originally known as EOS PM-1). L'orbite de Terra tourne autour de la Terre de telle sorte que le satellite traverse du Nord au Sud l'Equateur dans la matinée pendant que Aqua traverse l'Equateur du Sud vers le Nord dans l'après-midi. Terra MODIS et Aqua MODIS photographient la totalité de la surface de la terre tous les 1er ou second jour, en enregistrant les données dans 36 bandes spectrales, or groupes de longueurs d'ondes (see MODIS Technical Specifications). Ces données fondent notre compréhension des processus et des dynamiques globaux concernant les terres émergées, les océans et les couches basses de l'atmosphère. Il est également possible, avec des données rattachées substantielles d'en tirer des données stratégiques.

Et c'est effectivement ce qui s'est passé, dès juillet 2003, quand la NASA a pu mesurer les effets désastreux des écarts de température ci-contre à droite, ce qui est tout à fait dans la logique scientifique de la NASA.

Afin de comparer les températures de 2003 à la moyenne des températures mesurées les années courantes précédentes (2001, 2002 et 2004), les auteurs de cette carte, qui travaillent au laboratoire Terra satellite de la NASA, ont établi une base de comparaison avec les températures relevées en 2003 en imaginant un spectro-radiomètre, un des équipements de mesure capital de leur laboratoire. L'image ainsi tracée par Reto Stöckli, Robert Simmon en résultat de ces travaux ne fait que confirmer que la France a bien été soumise à un bombardement intense d'UV par suite du délabrement de la couche d'ozone clouée au-dessus de la France (depuis le mois de juillet 2003 jusqu'au 17 août 2003). Officiellement, et selon le rapport de synthèse remis au ministre de l'Equipement, du Transport et du Logement intitulé Retour sur la canicule d'août 2003, la canicule se serait déroulée du 1er au 15 août 2003).

2.- Cas des nappes compactes créées par le blocage de la circulation atmosphérique

L'impact en température de la canicule 2003

Grâce à quoi, dès le mois de juillet 2003, la NASA était en mesure d'annoncer d'abord une bonne nouvelle et ensuite une autre nouvelle plutôt très mauvaise pour l'Europé et surtout la France:
  1. La bonne nouvelle, c'est que l'application de la convention de Montréal destinée à protéger la couche d'ozone qui protège la terre des excès des rayons ultra-violets était un succès (pour l'hemisphère Nord...). (RELEASE 03-253 du 29 juillet 2003: NASA satellite observations have provided the first evidence the rate of ozone depletion in the Earth's upper atmosphere is decreasing. This may indicate the first stage of ozone layer recovery)
  2. et la mauvaise nouvelle: «Drought Leaves Europe? Farmers Helpless July 30 - Europe is aflame, drought persists and the temperatures continue to rise, with little prospect of any imminent change in the weather to cool it off, forcing the European Union to take action. (BBC News)! » [Traduction: La sécheresse abandonne l'Europe? Des agriculteurs abandonnés impuissants le 30 juillet - l'Europe est en flammes, la sécheresse persiste et les températures continuent à s'élever, avec peu d'espoir d'un quelconque changement imminent du temps pour le rafraichir, et de forcer l'Union européenne à agir. (Actualités de BBC).
Et dans le même temps, le laboratoire MODIS utilisait son nouvel outil pour déterminer les conséquences de cette situatiuon: en comparant les mois de juillet 2001 et juillet 2003, pour annoncer au moins 3000 morts pour le mois de juillet 2003. A quoi s'ajouteront les 12.500 morts décédés dans la première quinzaine d'août 2003.

Cela peut-il se repoduire? Voici qui mérite réflexion. C'est pourquoi, il semble important de dresser un inventaire ou d'autopsier la situation à partir de faits réels qui permettent de tirer des enseignements permettant, si faire se peut, d'éviter le retour à une telle situation dans la mesure où, la proximité des vacances saisonnières aidant, il y a eu manifestement défaillance en matière de transmission d'informations essentielles depuis le sommet de l'Etat jusqu'aux services intéressés, depuis la prévison météo jusqu'aux SAMU. Une autopsie qui n'a été possible que grâce aux statistiques d'Infoclimat.fr que je remercie céans.

Jet stream et pollution à l'ozone sur l'Ile-de-France
comparés du 1er au 15 août 2003

Commentaires: Airparif précise dans son dossier L'Ozone sous toutes les coutures que le SMOG photochimique est un brouillard brunâtre et oxydant qui résulte d'un mélange de particules et de gaz (le terme de vapeurs serait préférable) ozone, PAN ou nitrate de peroxyactétyle, aldéhides, cétones, etc produits sur certains polluants (oxyde d'azote et hydrocarbure) dont l'ozone est l'élément principal.
Il apparait indispensable d'ajouter que les composés mercuriques, issus notamment des gaz d'échappement des moteurs essence, étaient parfaitement décomposables en méthylmercure, voir en mercure, sous l'action des UV, les limitations par l'Europe des composés mercuriques dans l'essence étant intervenus à compter du 1er juillet 2007. Le toluène également contenu dans les gaz d'échappement des moteurs thermiques à essence, constitue un parfait solvant pour d'innombrables polluants, un solvant traversant sans encombre et la barrière pulmonaire et même la peau. Il faut ajouter que la débauche de mercaptans utilisés massivement dans tous les domaines d'activités humaines a certainement augmenté la concentration en méthylmercure des sols, ainsi parfaitement assimilé par les plantes. Bien sûr, les nanoparticules métalliques se sont invitées dans ces mélanges
Toutefois, est-ce une coïncidence? une demi heure après la mise en ligne de ce tableau, AirParif retirait l'accès à ce document. Il peut être mis à la disposition de toute personne intéressée à titre personnel.

Conséquences si les jets streams disparaissent

Les UV et la production d'ozone en phase
Dans la stratosphère, l'air s'écoule de l'équateur vers le pôle, son mouvement étant largement régi par la force d'ondes créées par les tempêtes de la troposphère. L'air gagne généralement la stratosphère à l'équateur, où la surface chaude engendre des courants ascendants et orages forts. La tropopause, limite entre les deux couches, disparaît aux pôles pendant l'hiver, ce qui permet à l'air de la stratosphère de s'enfoncer dans la troposphère. Bien que la tropopause ait tendance à bloquer le mouvement de l'air entre la troposphère et la stratosphère, il se produit aussi des échanges d'air dans les deux directions aux latitudes moyennes et dans les régions polaires, sous l'effet des ondes planétaires. Lorsque ces ondes se brisent dans la basse stratosphère, il se crée une « zone de déferlement » où survient un certain brassage de l'air.
Le tableau comparant les pollutions à l'ozone, qui sont provoqués par les UV et les positions du jet stream Nord ne fait que confirmer qu'un anticyclone d'une puissance considérable était bien centré sur la France, et quasiment la plupart du temps (en fait du 28 juillet au 13 août 2003) sur l'Ile de France. Et alors se pose la question, puisque les jet streams sont sensibles à la réflexion des rayons solaires, de savoir si, sous l'effet conjugué de la fonte des glaces polaires et de la diminution de la couche d'ozone, les jet streams pourraient disparaître.

Une étude canadienne déjà ancienne, mais toujours d'actualité, intitulée Appauvrissement de l'Ozone et changement climatique: des problèmes liés", établi par Angus FERGUSON, au nom du Service météorologique du Canada écrit à propos de la chimie de l'atmosphère: «Le rayonnement ultraviolet-B fournit de l'énergie aux réactions chimiques qui conduisent à la formation d'ozone troposphérique, qui est à la fois un important composant du smog et un gaz à effet de serre. Les mesures prises pendant un épisode de smog à Toronto en juillet 1999 montrent une étroite relation entre les niveaux d'UV et les concentrations d'ozone troposphérique. Les modèles informatiques suggèrent que des niveaux élevés d'UV-B pourraient entraîner une augmentation de la formation d'ozone troposphérique dans les régions très polluées. Cette augmentation non seulement aggraverait les problèmes de smog, mais aussi ajouterait au réchauffement par effet de serre.» Si les restrictions apportées à l'usage du chlorofluorocarbone ont bien porté leurs fruits quant au rétablissement d'une couche de filtration efficace des UV par la couche stratosphérique d'ozone de l'hémisphère Nord, il existe en revanche d'autres menaces qui sont bien connues:
1.- Il s'agit des acides acétiques halogénés dénoncés vigoureusement depuis dès le debut du XXIème siècle par deux scientifiques du laboratoire cantonal de Zurich, Stephan R. Müller et le Professeur Hartmut Frank,les acides acétiques halogénés qui se répandent de plus en plus dans l'hémisphère nord avec une durée de vie leur permettant d'affecter l'hémisphère sud, et que l'on retrouve dans les céréales en provenance du monde entier, et même dans les aiguilles de pin prélevées aussi bien en SUISSE qu'au niveau du cercle polaire. Parmi les gaz menançant la couche d'ozone, on peut citer des chlorofluorocarbones (les CFCs), le tétrachloride de carbone (CCl4), le méthyl chloroforme (CH3Cl3), l'acide chlorhydrique (HCL), le méthyl chloride (CH3Cl), le méthyl bromide (CH3Br), et la liste reste à compléter...
Les volcans menacent la couche d'ozone
2.- Des produits industriels comme le trichloréthylène et le perchloréthylène (PER), deux solvants utilisés en guise de dégraissants principalement dans les entreprises de transformation des métaux peuvent se transformer dans l'atmosphère en acides chloroacétiques, toxiques pour les algues et les végétaux supérieurs, et destructeurs de la couche d'ozone.
3.- Dès 1991, la NASA a établi grâce au satellite NIMBUS que l'anhydride sulfureux (SO2) peut lui aussi attaquer directement à la couche d'ozone stratosphérique. Il s'agit d'une menace considérable puisqu'elle dépend entièrement de l'activité volcanique. Au mois de mai 2000, la NASA avait constaté, à la suite de plusieurs campagnes de mesures (ballons sondes et vols de DC8 au-dessus des USA, de la Russie, du Japon, de la Grande Bretagne, de la Suède) menées depuis l'hiver 1995, que des nuages d'acide nitrique attaquent et réduisent la couche d'ozone arctique chaque hiver!... Ainsi, des diminutions de la couche d'ozone, qui peuvent atteindre jusqu'à 60 p.100 entre 16 et 50 km au-dessus du sol, ont été observées. 4.- Et hélas, on va comprendre très vite ci-après que les COV (VOC en anglais pour composés organiques volatiles) via les incendies de forêts sont également dans la course à la destruction de la couche d'ozone et du réchauffement climatique.
Une trouée dans la couche d'ozone protectrice apparait toujours en hiver dans le vortex de l'Antartique. C'est, d'ailleurs en application du protocole de Montréal, qu'une mission permanente anglo canadienne surveille continument ce Vortex en hiver antarctique : Ozone Hole 2006 Largest on Record ou encore The Ozone Hole 2017

Photographie du 7 août 2003
En résumé, toutes ces données ne font que confirmer que l'on a bien eu affaire en 2003 à une anormale concentration d'UV principalement centrée sur la région Ile-de-France, logiquement imputable à un sérieux aminicissement de la couche d'ozone au-dessus de la France et probablement au-dessus de la Région Ile-de-France. Et il existe une cruelle incertitude sur la pérennité des jet streams que menace le réchauffement climatique puisque l'on sait que la puissance des jet streams repose sur, d'une part, le froid polaire, et d'autre part, les courants de compensation émanant des zones équatoriales et tropicales.

Et voici quels en ont été les effets concrets que nous avons rassemblés, par exemple à la date du 7 août 2003 (voir encadré ci-contre à gauche).

Cette situation pose en réalité des problèmes de différentes natures dont il n'est pas du tout assuré que les autorités françaises et européennes aient tiré toutes les conséquences. D'abord sur le plan des alertes, il est constaté notamment du point de vue des alertes qu'aucune disposition internationale de dispositifs d'alerte n'a été recherchée alors qu'à l'évidence la NASA avait déjà estimé à plus de 3.000 morts en France la vague de sécheresse et de chaleur qui s'était manifestée dès le mois de juillet 2003 sans que, bizarrement, les autorités françaises ne s'aperçoivent de quoi que ce soit... Or, le rapport du Sénat sur la canicule 2003 relève que par le passé «d'autres pays ont connu des vagues de chaleur aux conséquences meurtrières, bien que l'intensité, la durée ou l'étendue de celles-ci aient été moindres que celle subie par la France l'été dernier. Elles ont également été étudiées par le Professeur Besancenot et concernent:
  1. le sud-est de l'Angleterre, du 25 juin au 2 juillet 1976, puis de nouveau du 30 juillet au 3 août 1995 (avec un accroissement de la mortalité de respectivement 10 et 28 %) ;
  2. les Etats-Unis, en particulier Chicago, en juillet 1995, où une canicule de seulement quatre jours a entraîné 739 décès (+ 150 %);
  3. la Grèce : le thermomètre a atteint 43,6 degrés à Athènes durant la troisième décade de juillet 1987 et 4 .093 décès y ont été recensés (contre 2.083 pour la moyenne constatée depuis 1980);
  4. la Belgique, qui a enregistré 1 226 décès en surnombre, liés à la vague de chaleur de l'été 1994.
Canicule aux USA en 2017
La situation est comparable à celle de Paris en 2003 mais avec une toute autre échelle!

[Data/image] obtained using Climate Reanalyzer (http://cci-reanalyser.org ). Climat Change Institute, University of Maine, USA
Where is the Northern jet-stream? How much deaths during the heat wave on the continent of North America?
Rien n'a été mis en place alors que dès le jeudi 7 août 2003 (date que nous n'avons pas choisi par hasard):
  1. Le service d'accueil des urgences de l'hôpital Saint Joseph prévient la DDASS 75 de la survenue d'un cas de décès par « coup de chaleur » d'un homme d'âge moyen au retour de son travail. La DDASS le signale au bureau des alertes de la DGS.
  2. Le président de l'association des médecins urgentistes hospitaliers de France, le Dr Patrick Pelloux, signale par téléphone, à un conseiller technique de la DHOS, un encombrement des urgences et le manque de disponibilité en lits à Saint Antoine et dans d'autres hôpitaux de l'AP-HP. Ces informations sont transmises au cabinet. La DHOS active une cellule de veille.
  3. La DHOS demande à l'ARHIF un point général de la situation des établissements publics et privés d'Ile-de-France (hors AP-HP). L'ARHIF ne signale pas de difficulté dans les services d'urgence d'Ile-de-France (hors AP-HP).
  4. Un communiqué de Météo France annonce à nouveau des températures élevées. (Voir à ce sujet le communiqué Retour sur la canicule 2003")
Dans la réalité, on constate que, pendant les vacances du gouvernement français, rien n'avait été prévu. Et cette conviction est renforcée par les divers rapports ayant suivi la canicule:
  1. Impact sanitaire de la vague de chaleur d'août 2003 en France de l'intitut national de veille sanitaire.
  2. Rapport de la DGS intitulé Mission d'expertise et d'évaluation du système de santé pendant la canicule 2003 pubié à la documentation française
  3. RAPPORT AU NOM DE LA COMMISSION D'ENQUÊTE SUR LES CONSÉQUENCES SANITAIRES ET SOCIALES DE LA CANICULE 2003, déposé le 25 février 2004 sur le bureau de l'Assemblée nationale.(version pdf)
  4. Rapport de l'INSERM intitulé Surmortalité liée à la canicule d'août 2003 en France
Le bon sens tendrait à établir un rapport entre les décès survenus pendant les années précédentes se déroulant normalement. Mais ce n'est apparemment pas la solution qui a été suivie tant et si bien que l'on se demande si certains de ces rapports n'ont pas cherché à noyer le poisson...Dans la mesure où l'on sait que d'autres vagues de chaleur assorties d'incendies de forêts massifs se sont déclarées ailleurs et notamment en Afrique, on peut se demander pourquoi une instance internationale, et notamment l'OMS, ne se sont pas vu confier une mission générale de prévision et d'information sur le sujet.

La valse à quatre temps des VOC forestiers avec le réchauffement climatique

L'état dressé par la NASA des incendies de forêts intervenus dans le monde depuis le début de cette année 2017 fait froid dans le dos. Et il y a de quoi. Mais reprenons le problème en posant la question, le mauvais ozone qui brûle les poumons et assassine les cardiaques, c'est quoi au juste? Et pourquoi faut-il évoquer des précurseurs d'ozone et quels sont-ils exactement?

Où est l'ozone?
Evaluation des bilans hémisphériques d'ozone troposphériques en 1010molécules/cm2
On s'aperçoit que depuis une vingtaine d'années, bon nombre de spécialistes tentent de cerner la question et que, s'ils se rapprochent de la réalité du phénomène, ils n'en ont pas totalement fait le tour, la question étant à la fois implexe et évolutive. Faisons rapidement le point de ce que l'on connait. Il existe deux classes d'ozone: celui des très hautes couches de l'atmosphère qui protège la biosphère des excès des rayons ultraviolets, et celui des basses couches qui est fabriqué par les mêmes UV! (voir encadré à gauche).

Dans son étude Ozone et propriétés oxydantes de la troposphère, Gérard Mégie, service d'aéronimie du CNRS (Institut Pierre-Simon Laplace de l'Université Pierre et Marie-Curie, 4 place Jussieu à Paris 5ème.-associé à l'Académie des Sciences) à propos de l'augmentation de l'ozone dans la troposphère : ce problème sérieux d'environnement planétaire est resté juqu'aujourd'hui moins connu que celui de l'effet de serre ou de la diminution de l'ozone dans la stratosphère. Cela est largement dû à la variabilité spatiotemporelle et à la complexité des très nombreux mécanismes physicochimiques et atmosphériques en jeu. A nos latitudes, la teneur moyenne en ozone dans l'air a quadruplé depuis le début du siècle. Dans les régions polluées, cette teneur a quadruplé depuis le début du siècle. Dans les régions polluées, elle dépasse fréquemment les normes recommandées. Cette augmentation des concentrations de l'ozone dans la basse atmosphère reflète directement l'impact des émissions anthropiques de constituants comme le méthane, le monoxyde de carbone, les hydrocarbures et les oxydes d'azote qui, par l'intermédiaire de réactions chimiques complexes conduisent, en présence de rayonnement solaire, à la formation d'ozone...(on va voir ci-près que c'est nettement plus compliqué que cela).

Finalement, on s'est aperçu que les forêts, que l'on préserve pour améliorer l'oxygénation de la planète, présentaient des réactions étonnantes et préoccupantes aux VOC. Par exemple, quand une nappe de VOC dérive sur ces forêts, elle se mettent à fabriquer des terpènes, ce qui est également le cas quand elles sont frappées par les ultraviolets. Cette réaction constitue un évènement propre à déclencher des incendies [par points éclairs qui peuvent se declencher à 104 °C et donc être allumés au choix, par un mégot de cigarette, par une décharge d'électricité électrostatique ou par la foudre] ou à les aggraver.

Les feux de forêts et le mécanisme de composition atmosphérique

Commentaires:
Bon, on constate déjà que les estimations varient en fonction de l'hémisphère. Mais dans la réalité, les précurseurs d'ozone sont beaucoup plus diverses et nombreux. Et la meilleure liste la plus complète de précurseurs d'ozone que nous avons trouvée dans le monde est celle établie par le crdp d'Amiens sous le titre un peu abscons Principaux polluants, une liste qui n'a pas oublié de citer les précurseurs issus des terpènes, lesquels on va le voir ont été manifestement sous évalués et n'ont pas fini de provoquer des soucis, voir l'angoisse de l'Humanité. L'une des questions que lon peut se poser à ce propos, est justement celle qui, constatant que les sites d'exploitation des pétroles bitumineux ou encore des pétroles de schistes dans les massifs forestiers ne sont pas de nature a déclencher l'emission massive de terpènes, voir à attaquer la couche d'ozone protectrice des UV.

En tout état de cause on sait déjà que le solde de concentration de l'ozone dépend essentiellement du rayonnement des UV, de l'hémisphère et, sous entendu, de la latitude du lieu de production de l'ozone troposphérique, et par dessus le marché que les concentrations d'ozone polluée peuvent se déplacer sur de longues distances en ordre serré en affectant les cultures dans les zones rurales par exemple. Et on va voir que s'y ajoutent des réactions des espaces boisés qui, dès qu'ils sont soumis à l'influence des COV (ou VOC), se mettent à fabriquer des terpènes!

Une première étude (ci-contre à droite) va établir en juin 2007 un lien entre les feux de forêts et le mécanisme de composition atmosphérique terrestre réalisée par le Centre for Atmospheric Science Cambridge, présenté sous la forme de "slides" lors du Meeting scientifique Jules d'Exceter, les 28 et 29 juin 2007. Cette étude relèvera que l'Albedo, c'est à dire le pouvoir réfléchissant d'une surface par rapport à la lumière incidente, qui est utilisée par les astronomes, est affectée par l'ozone troposphérique.

Une autre étude, également présentée en slides, et intitulée Overview of atmospheric processes : ozone and particulate matter (PM) with a global change perspective, par Daniel J. Jacob du groupe de modelisation de la chimie atmosphérique de la Harvard University.

ozone and particulate matter (PM) with a global change perspective

Commentaires:compte tenu de la forte dégradation résultant des feux de forêts constatés par la NASA au mois d'août 2017, quels seraient les résultats escomptés pour 2050 aux USA?
Parmi les éléments marquants de cette étude, on peut noter:
  1. La carte des émissions de NOx dressée depuis les satellites (slide 3).
  2. La définition d'un standard de qualité de l'air en présence d'ozone troposphérique (slide 4).
  3. La recherche à l'aide de MODIS d'une concentration moyenne de PM2,5 (Attention : En France on se contente des PM10 alors que de nombreux COV ressortissent de PM2,5, en particulier quand ils sont associés au carbone) (slide 5).
  4. Le calcul moyen des PM2,5 organiques aux USA (remarquera que les VOC issus de la végétation et de la biomasse brûlée se taillent la part du lion (slide 6).
  5. La mesure moyenne annuelle en masse et en fréquence des aérosols carbonés engendrés par les feux de forêts aux USA (slide 7).
  6. La mesure des PM2, 5 importés par les USA soit depuis l'Asie soit depuis le Sahara (pour le Sahara il s'agit essentiellement de poussières de silice (slide 8).
  7. Une mesure tout à fait intgéressante de la variabilité annuelle de la dépendance du temps sur le réchauffement climatique (slide 9).
  8. La recherche d'une corrélation entre les excédants d'ozone et l'élévation de la température dans trois régions délimitées des USA (slide 10).
  9. Une projection sur 2050 des effets d'une diminution de 40% des NOx aux USA(slide 12).
  10. Une simulation sur une régression des PM2,5 (au plus 0,3 microgramme par litre) (slide 13).
  11. Une comparaison assez saisissante entre le climat de 1850 et celui de l'année 2000 pollution de l'air et aérosols anthropogénique inclus (slide 14).
Depuis ces parutions de louables efforts ont été faits pour normaliser les mesures de VOC et optimiser les températures cycliques (Temperature cycled operation (TCO) of MOS gas sensor) et pour trouver une approche optimisée des températures cycliques qui permette aux spécialistes de communiquer entre eux à partir de mesures interprétables. Ce travail a été réalisé par European Network on New Sensing Technologies for Air Pollution Control and Environmental Sustainability (EuNetAir). L'Europe, en retard en la matière sur les USA, et l'Australie et le Canada devrait maintenant pouvoir entrer pleinement dans la lutte contre le réchauffement climatique, en y incluant les VOC.

Les forêts et les VOC

Si l'on a appelé la valse à quatre temps les VOC forestiers, c'est que tout simplement les forêts, et en particulier celles de pins et de sapins, opposent leurs propres VOC comme moyens de défense contre les atteintes de l'extérieur, qu'il s'agisse de la chaleur, des UV ou encore des VOC venant d'ailleurs. Et on découvre peu à peu, à l'analyse des incendies qui se déroulent un peu partout, notamment au Canada et aux Etats-Unis, des informations que l'on méconnaissait totalement il n'y a pas dix ans.
Volatile trees'VOC
Dans Volatile trees, le département Earthdata qui dépend de la NASA, relève notamment:
«One of Martin's students, Aaron van Donkelaar, collected and analyzed MODIS fire count data. Martin and van Donkelaar wanted to account for any chemicals the fires and smoke might inject into the regional atmosphere.... «Scientists were already aware that trees emit chemicals into the atmosphere, but are just now beginning to understand the massive scale, and what might trigger these emissions. For instance, many trees emit chemical compounds as a defense against insect pests or predators, to help recover from damage, or to cope with weather and climate changes. Poison ivy releases chemicals to keep people and animals away, and walnut trees cope with stressful conditions by emitting an aspirin-like substance. During high temperatures, coniferous forests emit more terpenes to cool off and combat heat stress.
«Coniferous trees constantly emit these gases, but higher temperatures spur more emissions. Abbatt said, "Often the northern and boreal forests, which contain more of the coniferous trees, tend to be colder than forests in the tropics, so they tend to put out fewer of these aerosol-forming gases." However, the researchers' investigation spanned an unseasonably warm period during the Canadian summer. As temperatures rose, so did the amount of terpenes the trees emitted. Van Donkelaar said, "It was a very unique event in that aerosol levels had been much higher than had previously been observed...»
[Traduction: Un des étudiants de Martin, Aaron van Donkelaar, a rassemblé et analysé des données de MODIS sur un compte de feu de forêt. Martin et van Donkelaar ont cherché à expliquer tous les produits chimiques que les feux et la fumée pouvaient injecter dans l'atmosphère régionale. Les scientifiques s'étaient déjà rendu compte que les arbres émettent des produits chimiques dans l'atmosphère, et à ce moment ils ont commencé à comprendre qu'ils se trouvaient devant des émissions massives, et qu'il fallait trouver ce qui déclenchait ces émissions. Par exemple, beaucoup d'arbres émettent des composés chimiques pour se défendre contre des parasites ou des insectes prédateurs à distance, et les noyers affrontent les stress en émettant une substance comme l'aspirine. Pendant les hautes températures, les forêts coniféres émettent toujours plus de terpènes pour refroidir et combattre la contrainte due à la chaleur.
« Les conifères émettent constamment des gaz, mais les températures plus élevées stimulent toujours plus d'émissions. Abbatt a dit, « souvent le sapin du nord et les forêts boréales, qui contiennent plus de coniféres, tendent à être plus froides que des forêts dans les tropiques, ainsi elles tendent à éteindre moins de ces gaz aérosol en formation. » Cependant, l'enquête des chercheurs a débordé sur une période déraisonnablement chaude pendant l'été canadien. Au fur et à mesure que les températures s'élevaient, les arbres émettaient toujours plus de terpènes. Van Donkelaar a conclu ,« c'était un événement très unique les niveaux de cet aérosol avaient été supérieurs à tout ce qui avait été observé précédemment. »


Le feu dévore la côte ouest des USA pendant que HARVEY envahit le Texas et noie Houston et une partie de la Louisiane sous les eaux.
Il parait particulièrement inquiétant de constater qu'au moment même où HARVEY attaquait le Texas, les feux de forêts dévoraient la côte ouest des Etats-unis (voir encadré à gauche).

Dans un livre intitulé Proton Transfer Reaction Mass Spectrometry: Principles and Applications accessible sur Google, Andrew M. Ellis, Christopher A. Mayhew relèvent:
1.- A propos d'investigations de Maleknia et al. : «Even more dramatic increases in ion intensities were observed at m/z 153 (assigned to protonated oxygen-containinig terpenes , C10H16O) and m/z 155 (considered to be protonated 1,8-cineole (eucalyptol)). Other ions detected as a result of emissions from the E. grandis leaves included signals at m/z 79 (protonated benzene and a fragment ion deriving from protonated (Xylene), m/z 69 (which is protonated isoprene (C5H9+ and/or furan (C4H5O+)), m/z 61 (protonated acetic acid), m/z 59 protonated acetone), m/z 45 (protonated acetaldehyde) and m/z 43 (acetyl fragments).
2.- In a similar but earlier study, Greenberg et al. investigated the volatile emissions of leaf and woody plant tissue over a temperature range of 30-300 °C {180]. Oxuygenated VOCs were found to dominate the volatile emissions with the main compounds being assigned to be acetic acid furylaldehyde (furfural), acetol, pyrazine, terpenes, 2-3 butadione, phenol and methanol. Less dominant were emissions assigned to furan, acetone, acétaldehyde, acetonitrile and benzaldehyde.

Il est très clair que les grands feux de forêts risquent de détenir le redoutable pouvoir de diminuer la couche d'ozone protégeant la biosphère des excès des UV. On remarquera que comme cela a été le cas pour l'adjonction au microspcope électronique d'un spectromètre de masse qui a fait faire des pas de géant dans la biologie, celle ajoutant le même type d'équipement au dispositif photographique des équipements des satellites, en particulier dans le système MODIS, ont fait progresser de façon décisive la compréhension scientifique du réchauffement climatique. Mais on peut tout de même déplorer que les spécialistes de la NASA n'aient pas pensé à évoquer la production de mercure au cours de la combustion de ces forêts. Pourtant, ce mercure a bien été incorporé dans le stock de mercure circulant de la biosphère.

Les records de réchauffement climatique de 2016,
pulvérisés dès juillet et août 2017

Le giga ouragan HARVEY/a>

et la rafale de cyclones KATIA, IRMA et JOSE
qui l'ont suivi
Origine du document (ouvert à la communication): site BPEEarthWatch sur youtube (https://www.youtube.com/channel/UCxz5R9YQMRW5QqElbAlMqRw).
Et maintenant? Maria! Avec une option pour une union libre avec José! (Allan Huffman) Si maintenant les cyclones se mettent à pratiquer l'union libre, c'est que la terre ne va pas vraiment bien! Cliquer sur l'image pour prendre connaissance de l'information publiée par "le Washington Post".
Dans un communiqué daté du 17 mars 2017, l'OMM (Organisation météorologique mondiale) constatait que l'année 2016 restera dans les annales: température moyenne record, banquise exceptionnellement réduite et poursuite inexorable de la hausse du niveau de la mer et du réchauffement des océans et relevait que, dès le début 2017, les conditions météorologiques et climatiques extrêmes étaient toujours d'actualité.

Tout ce qui précède ci-avant, tant en ce qui concerne les données de la détérioration de l'environnement biologique de notre biosphère que les données du réchauffement climatique, montre que le mouvement s'accélère dangereusement et que l'homme risque de perdre tout contrôle sur son environnement qu'il contribue à détériorer et les conséquences biologiques qui en découlent tout à fait logiquement, se réaliseront à ses dépens. Le déclenchement d'incendies forestiers géants de plus plus difficilement contrôlables dans un climat de sécheresse alarmant alternant avec des périodes d'ouragans assorties de précipitations provoquant quasi instantanément des inondations, elles aussi pratiquement incontrôlables, ne peut que retenir l'attention et alarmer les Etats. Au risque de contraindre l'OMM à réviser, en en renforçant les contraintes, l'ordre du jour de son programme 2017 qui était ainsi libellé dans son communiqué du 6 juillet 2017:
New York, le 6 juillet 2017: Les conséquences du changement climatique en ce qui concerne la hausse du niveau de la mer et son incidence sur les populations côtières seront au centre des débats lors d'une grande conférence scientifique internationale qui fera le point sur la situation passée, actuelle et à venir dans ce domaine, au plan régional.

La conférence scientifique publique qui se tiendra à New York du 10 au 14 juillet réunira d'éminents chercheurs et urbanistes, des responsables de l'aménagement des zones côtières et d'autres représentants des secteurs concernés, qui réfléchiront aux moyens de renforcer les capacités d'adaptation au changement climatique et la résilience face aux catastrophes. Bon nombre des mégapoles et carrefours économiques du monde sont situés en bord de mer et sont de ce fait exposés aux inondations que peuvent causer les ondes de tempête et les grandes marées, tout comme le sont les petits États insulaires en développement dont tout le territoire est menacé. Parmi les causes de l'élévation du niveau de la mer figurent l'expansion thermique des océans et la fonte des glaciers et des nappes glaciaires, de même que des facteurs géologiques.

Portant sur les variations régionales du niveau de la mer et leurs incidences sur les régions côtières, la conférence est organisée au titre du projet CLIVAR sur le climat et l'océan relevant du Programme mondial de recherche sur le climat (PMRC) ainsi que par la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l'UNESCO. Le président de l'Assemblée générale des Nations Unies, Peter Thomson, qui a coprésidé le récent sommet de l'ONU sur les océans, prendra la parole lors de la cérémonie d'ouverture, de même que S.A.S. le Prince Albert II de Monaco.

«Le niveau de la mer ne cesse de s'élever depuis le milieu du XXe siècle sous l'effet du réchauffement planétaire induit par les émissions anthropiques de gaz à effet de serre,» a déclaré Guy Brasseur, président du Comité scientifique mixte pour le PMRC. «Plus nous perturbons notre climat, plus nous courrons le risque de conséquences graves, généralisées et irréversibles, liées notamment aux vagues de chaleur, à la raréfaction de l'eau et à la hausse du niveau de la mer.»

Les pluies engendrées par Harvey le 27 août 2017
«Pour limiter les risques afférents au changement climatique et à la hausse du niveau de la mer, il faudrait réduire fortement et durablement les émissions de gaz à effet de serre, et s'appuyer sur des informations scientifiques rigoureuses pour orienter les efforts d'adaptation sur le plan régional, » a fait valoir Valérie Masson-Delmotte, coprésidente du Groupe de travail I (Les éléments scientifiques) du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC).

La conférence permettra tout particulièrement de faire le point sur l'état des connaissances en ce qui concerne le niveau de la mer, d'esquisser les futurs impératifs de la recherche sur la hausse et la variabilité du niveau de la mer et d'évaluer les besoins en matière d'observation, comme le soulignent Robert Nicholls (Université de Southampton, Royaume Uni), Detlef Stammer (Université de Hambourg, Allemagne) et Roderik van de Wal (Université d'Utrecht, Pays-Bas), coprésidents de la conférence. Les objectifs de la conférence de 2017 sur le niveau de la mer sont les suivants:
  1. Recenser les principaux facteurs susceptibles de déterminer - au passé, au présent et au futur - l'élévation du niveau de la mer et sa variabilité;
  2. Réduire les incertitudes afférentes à ces facteurs;
  3. Recenser les besoins de ceux qui s'occupent d'aménager et de gérer les zones côtières en matière d'informations sur le niveau de la mer;
  4. Définir en conséquence les nouveaux impératifs en matière de recherche-développement et d'observation.
Parmi les thèmes qui seront abordés, on citera l'impact du réchauffement des océans et de la fonte des nappes glaciaires sur les futures variations du niveau de la mer sur le plan régional, leur contribution respective à la hausse du niveau de la mer dans les régions côtières et les conséquences pour l'environnement et les populations des zones littorales. Il s'agira de fournir à ces populations les informations les plus récentes sur la hausse prévue du niveau de la mer, à des fins de planification et d'adaptation.

La conférence comportera un volet sur l'adaptation à la hausse du niveau de la mer dans la région de New York, notamment dans le contexte de la tempête Sandy et des leçons qui en furent tirées. On rappellera que Sandy avait causé en octobre 2012 des dommages d'une grande ampleur aux habitations et aux infrastructures. En plus des pertes en vies humaines, les pertes économiques se sont chiffrées en milliards de dollars.

Pour trouver des solutions concrètes aux problèmes que posent la hausse du niveau de la mer causée par le changement climatique, la communauté scientifique est appelée à renforcer le dialogue avec nombre des parties intéressées et en particulier avec le grand public. C'est ainsi qu'elle pourra véritablement appréhender les répercussions de l'élévation du niveau de la mer sur les régions côtières et donner aux populations riveraines un aperçu des solutions qui s'offrent à elles pour contrer ces effets.

Aussi une rencontre avec le public sera-t-elle organisée le 12 juillet sous les auspices de l'Earth Institute (Université de Columbia) pour donner l'occasion aux New Yorkais et à d'autres citoyens du monde d'interroger les scientifiques et d'autres parties prenantes sur les sujets qui les préoccupent dans le contexte du changement climatique et des variations du niveau de la mer.

Plusieurs questions se posent par évidence qui apparaissent au terme de cette page: Comment est-il possible de séparer l'assaut terrestre de HARVEY des incendies monstres survenus depuis le début de cette année autour du Golfe du Mexique. Ces incendies ont-il pu alimenter le réchauffement des eaux du Golfe (voir volatile trees'VOC) par exemple via les UV? Ce réchauffement était-il vraiment imprévisible? Etant donné la puissance des incendies observés dans l'hémisphère sud, n'est-on pas conduit à observer que la nappe d'ozone protectrice des UV se serait affaiblie dans l'hemisphère sud... Le cyclone HARVEY est de nature à bousculer l'ordre du jour de la prochaine réunion de l'OMM. Et ce, d'autant plus que l'on peut s'attendre au renouvellement dans le monde d'autres catastrophes du même type avec une fréquence et une puissance accrues. Et ce n'est pas la rafale des cyclones KATIA, IRMA et JOSE qui démentiront ce risque, que la NASA (Earth Laboratory) cherche à évaluer à partir de la mesure de la température de l'eau des océans depuis ses satellites afin de réduire l'imprévisibilité du phénomène. Un phénomène qui ne bouscule pas seulement les normes de prévisionnistes. Il risque également de bousculer l'ordre du jour des responsables politiques du Monde, à commencer par celui de MM. TRUMP et MACRON. Et de poser la question du provisonnement budgétaire des dégâts provoqués par le réchauffement climatique, qui, pour l'instant en France tout au moins, échappe à tout contrôle parlementaire tout en restant à la charge des contribuables par le biais des assurances grâce à des artifices libérant l'Etat de ses obligations.

L'Humanité à un tournant de son évolution

En 2017, le monde avait épuisé le 2 août les réserves que la terre peut normalement fournir, selon l'ONG Global Footprint Network
(Documents publiés avec l'autorisation de Global Footprint Network)

Empreinte du développement humain:
  1. en France.
  2. en Europe.
  3. dans le Monde.
Le 2 août 2017, les pays du Monde ont appris qu'ils avaient épuisé les réserves que la terre pouvait normalement leur fournir avec un jour d'avance sur 2016 et deux jours d'avance sur 2015, selon des calculs réalisés sur des statistiques rassemblées par l'ONG Global Footprint Network, qui inclut tout ce qui gravite autour de chaque humain, y compris son empreinte carbone (dont d'ailleurs l'ONG tire son nom). Pour parfaire la compréhension de cet immense travail, les statisticiens ont converti les données recueillies en équivalents produits annuels de la terre, chaque produit annuel représentant une terre comme unité, tel que le fait apparaître le tableau ci-contre. Pour résumer, l'Humanité vit au-dessus de ses moyens et au prix de disparités pouvant paraitre choquantes.

Le lecteur des pages précédentes en sera-t-il vraiment étonné? La morale qu'il parait logique de tirer de cette lecture est que la réussite de la révolution industrielle, elle même héritière de deux guerres mondiales, permettait de croire que l'homme dominerait la nature sans aucune limite, ce qui forme d'ailleurs la base de l'économie capitaliste ainsi que la domination du modèle américain qui a su recueillir les lauriers de la deuxième guerre mondiale. Mais qu'en est-il en réalité? La rigueur de l'économie ne postule pas que notre monde, cantonné sur une planète où l'Humanité commence à se trouver à l'étroit, soit un monde fini (au sens mathématique et logique du terme) et que la nature ne puisse être forcée à produire plus que les règles biologiques naturelles ne le lui permettent. En vertu de quoi, la population terrestre risque de devoir se préparer, d'une part, à un enfer biologique de plus en plus insupportable dans la biosphere et, d'autre part, à une économie de pénurie, dont l'économie sait d'ailleurs parfaitement faire son profit (Les Français ont déjà vécu en économie de marché noir de mai 1940 à septembre 1944 et même bien au-delà...).

Au-delà de la disparité de fortunes entre les hommes, apparaît une contrainte encore plus insupportable, celle d'un déphasage de plus en plus visible entre l'environnement de l'Homme et son capital d'ADN. Si l'Humanité ne sait pas résoudre ce problème fondamental de son adaptation à l'environnement qu'elle est en train de se créer - ce qui suppose qu'elle en prévienne les évolutions - alors, elle est condamnée à signer sa propre disparition d'une façon ou d'une autre. Il serait vain, et même anti économique!..., de l'ignorer.

Annexe: la chelation ou la démétallisation

Acute and chronic exposure symptoms of metal toxicity and possible preventive and therapeutic measures
Méthodologie tirée de l'étude intitulée
Chelation in Metal Intoxication.

Tableau des chélateurs cités dans cette étude
La chélation aux métaux lourds, (ou plus prosaïquement la démétallisation d'un sujet) peut se poser parfois de façon urgente, dans un certain nombre de cas (à commncer par celui du plomb) en particulier quand les métaux en cause sont radioactifs ou que la victime est en grand danger. Mais elle n'est pas elle même exempte de danger, selon la durée de la demi-vie du métal, elle même variable en fonction de la partie du corps atteinte, ou si encore, plusieurs métaux lourds sont associés (par exemple, le mercure et l'uranium). Si la vie du patient est en jeu, l'avis du spécialiste prévaut. Mais l'expérience semble avoir montré que la détoxification aux métaux lourds d'un malade d'Alzheimer est dangereuse pour le patient quel que soit le stade auquel la maladie est détectée, après que la maladie d'Alzheimer se soit déclarée.

Parmi les nombreuses études publiées, l'une d'entre elle; publiée en 2010 et intitulée
Chelation in metal intoxication (Swaran J.S. Flora et Vidhu Pachauri) publiée, parait devoir être signalée dans la mesure où elle tend à dégager une procédure cherchant à exploiter l'efficacité des process analysés, y incluant au besoin le recours en complément aux infusions. On ne peut mieux faire que de renvoyer le spécialiste à cette étude, qui comporte d'ailleurs nombre de mises en garde, notamment en cas de pluralité de métaux lourds qui peuvent se redistribuer différemment dans certains tissus (par exemple, le cuivre et le mercure).

Les neuf chélateurs autorisé par l'OMS, énumérés dans l'étude, sont analysés dans le tableau récapitulatif. Pour l'usage spécifique qui peut en être fait en matière de démétallisation, il convient de se référer à l'étude elle-même.




















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dernière mise à jour le 03/09/2017.