Les mercaptans et leurs liaisons dangereuses avec le mercure

Les mercaptans


et leurs liaisons dangereuses avec les métaux lourds et en particulier le mercure




Propos liminaires et mise en garde

Les mercaptans forment un sous-groupe des thiols qui ont la particularité de pouvoir transformer sous certaines conditions le mercure en méthylmercure. Ils tiennent une place particulière à la fois dans la chimie industrielle, dans l'agriculture, dans la chimie fine et même celle des parfums et la fabrication de certains médicaments, et, en biologie, dans la vie et la mort des cellules (échanges extra et intra cellulaires) où leur proximité avec les thiols peuvent aussi bien les transformer en poisons violents (les gaz moutarde sont des mercaptans) souvent associés à un métal lourd qu'en médicaments salvateurs. Les mercaptans sont également des corps chimiques toujours proches des gaz à effet de serre, généralement solubles dans l'eau, et transformables (ou dépolymérisables) sous l'effet des UV ou dans les sols ou dans les eaux stagnantes par digestion par les bactéries ou ils jouent alors un rôle essentiel dans le recyclage du mercure et du méthylmercure dans la biosphère. Ils semblent également faire accepter les métaux lourds dans leur transport biologique. Ce qui fait que la libération massive et incontrolée de mercaptans dans la biosphère (sols compris) ou dans les plantes peut poser de sérieux problèmes aux êtres vivants en particulier dans le cas de libération à proximité de sources de fabrication de métaux lourds avec lesquels ils ont des affinités particulières. C'est le cas avec le mercure dont la récupération ou l'élimination est d'ores et déjà posée dans certains pays, comme par exemple en Chine quand les rizières sont investies par le monométhylmercure qui s'installe dans chaque grain de riz.

Ce sont toutes les conséquences de cette catégorie de gaz qui sont analysées dans les pages qui suivent et dont on est actuellement pratiquement certains qu'elles sont liées à la redoutée maladie d'Alzheimer et à d'autres maladies fort graves concernant la cardiologie, les thrombopathies, la mort des cellules nerveuses, et la dégénérescence du pancréas (diabètes), du thymus, des reins (y compris des cancers), de la moelle osseuse, voir de cellules souches.

L'un des problèmes le plus fondamental qui est posé est l'information et la formation des médecins sur un sujet que les Etats semblent avoir complètement oublié en laissant certaines activités industrielles de la chimie jouer les apprentis sorciers au nom d'un libéralisme forcené qui abandonne les produits mercuriels engendrés par l'industrie chimique à des sols saturés de mercaptans. Alors que la gestion de la santé publique leur impose de prendre les mesures appropriées dès que des dangers collectifs sérieux se manifestent.

D'autres interrogations surviennent à propos des nanoparticules de métaux qui semblent investir les mécanismes biologiques des êtres vivants de façon paraissant similaires à celles du mercure. L'adjonction au microscope électronique de spectrographes de masse capables de mesurer les effets des nanoparticules de métaux lourds sur les mitochontries fait faire des pas de géants à la biologie cellulaire. Mais elle fait apparaître que plusieurs maladies, dont un certains nombre de cancers comportant des nanoparticules de métaux lourds, relèvent de maladies environnementales et peuvent devenir des maladies de masse pour l'Humanité, qui n'en a pas vraiment besoin. Il va de soi que les informations des pages qui suivent sont des informations d'alerte, qui dressent un état synthètique et horizontal de la recherche dans le monde sur le sujet, et des mesures réglementaires très limitées quand elles ne sont pas vélléitaires ou inexistantes en ce qui concerne le pouvoir de transformation des mercaptans. Elles ne peuvent en aucun cas se substituer à un avis médical où à une quelconque situation sanitaire donnée.

Les mercaptans


et leurs différents composés



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Plan des pages consacrées aux mercaptans, au mercure et autres métaux lourds
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cette page 1

page 2

page 3
page 4

I.-Les principes chimiques
des MERCAPTANS

Deux mercaptans poisons aériens:
les CH3-SH et C8H18S

Les principales sources alimentant le cycle du mercure
microorganisms identified for the biotic méthylation of Hg
Dimethylmercure ou monomethylmercure dans l'Arctique?
Distribution des MMHg et DMHg
dans les régions subpolaires du Canada

Demi-vie: Un mécanisme d'accumulation et d'élimination complexe
L'alimentation et le méthylmercure
La neurotoxicité du mercure
Autisme: une nouvelle forme d'empoisonnement au mercure?
Les mercaptans et les macrophages hépatiques
II.- Mercaptans, mercure et lymphocytes T
Les mécanismes immunitaires"
A propos des moteurs de recherche

Disfonctionnement du thymus,
de la production des lymphocytes_T
et effets du mercure

L'environnement du XXIeme siecle
toujours plus de methylmercure!

Evaluations des régimes nationaux
d'alimentation exposés au mercure

Empoisonner le riz
au methylmercure?!

Europe: règlementation insuffisante
Amalgames dentaires au mercure:
un pari impossible!

La convention de Minamata
du 10 octobre 2013

décision N° 394254 du Conseil d'Etat du 12 juillet 2017
Les effets coûteux
du stress des mitochondries...

Comment les mercaptans font
dérailler la vie cellulaire
en déclenchant des allergies?

Altzheimer:1 Français sur 4
de plus de 65ans dès 2020

III.- Maladie d'Alzheimer: origine environnementale ou opportuniste?
Cas de l'arsenic, du cadmium,
du nickel, de l'antimoine,
du mercure et du Chrome.

Cas du Cobalt et du mercure
Interrogations sur l'uranium
appauvri et le Thorium"

Mercure, cadmium,
plomb et arsenic
sur métabolisme Cystéine?

Le cuivre
Aluminium: mauvaise controverse
Manganèse
cas du fer
benzodiazepines (médicaments)
IV.- Autres désordres du métabolisme
affectant le S.N.C.

Le CIRS chronique

L'intoxication massive ou empoisonnement aérien au mercure
Atteinte du réseau vagal
Le coeur et le méthylmercure
1.- Les tachycardies
2.- Mercure et tension artérielle
3.- Les thromboses provoquées par le mercure
Comment le mercure provoque
des thromboses

L'histoire illustrée
d'une triple thrombose
associée à trois autres thrombus

Bactéries méthylisant le mercure
4.- Mercure et cadmium inorganiques:
leurs effets sur les érithrocytes

5.-Pancréas et mercure
6.-Les Reins et les métaux lourds

Plan des pages consacrées aux mercaptans, au mercure et autres métaux lourds (suite et fin)

page5

page 6

page 7
page 8

6.-Les Reins et les métaux lourds (suite)
Inventaire de l'intrusion
des métaux lourds dans les reins

Metallothioneins et Corps de Golgi
Cancer du rein, les métaux lourds
facteurs de risque

7.- Le foie et les métaux lourds

8.- La moelle osseuse et les métaux lourds
génotoxicité du chlorure de Mercure
et du diméthylmercure

Le rôle des lymphocytes
dans les défenses immunitaires

Reactive oxygen species (ROS)
ou le stress oxydatif

Du réchauffement climatique
à la destruction des vivants
via la tectonique des plaques

Réchauffement climatique:
risque d'empoisonnement de la biosphère

Tremblement de terre 2017 à Mexico
Détachement des 5800 km2 du glacier de LARSEN B
Les atteintes de la moelle osseuse
par l'environnement

Les effets du méthylmercure
sur la moelle osseuse

Le micro environnement chimique des tumeurs

IV.- Autres désordres provoqués
par les métaux lourds
9.-La moelle osseuse et les particules fines
10.-Les maladies auto-immunes générées par
le mercure et/ou le plomb

Mercure et plomb, générateurs de mastocytose
Production et effets des leukotriennes
Cadmium, Mercure, Plomb, Vanadium,
Platine, Palladium, en cause
dans la production des leukotriènes

Auto-immunité?
Secrets de fabrication et fonctions des IgA
Les risques d'un déficit sélectif d'IgA
Dégranulation = morsure de
serpent venimeux

Les effets d'une dégranulation massive
Les PM2,5 et la mortalité cardiovasculaire<
11.- Comment les PM2,5 s'accumulent
dans les tissus?

12.- Le classement des poussières selon leur diamètre
Exemples de poussières fines
A.-La fumée de cigarette
B.- Monomethylmercure à l'assaut de la Californie
C.- Le monométhylmercure colonise les mers polaires
Pluies de mercure dans l'Arctique

D'autres exemples de pollutions...(suite et fin):
Comment le canada contrôle la pollution au mercure
D.- Des incendies forestiers désastreux
Alerte de la NASA: le monde en feu en 2017!
Les incendies dévastateurs au CANADA
Aux quatre coins de la planète: Au feu! Au feu!
F.- Effets des centrales thermiques au charbon
G.- Les incinérateurs thermiques
d'ordures ménagères
Echappement des moteurs à essence
Echappement des Diesel
Les améliorations apportées en Europe
aux carburants de moteurs thermiques

V.- Les giga-pollutions engendrées par les jets-streams
La couche limite atmosphérique
Les CAT (Clear air turbulences)
1.- Les subsidences dans la troposphère
2.- Cas des nappes compactes créées par le blocage de la circulation atmosphérique
Historique des pollutions de la France du 16 au 27/01/2017
Autopsie de l'été meurtrier de 2003
L'impact en température de la canicule 2003

Jet stream et pollution à l'ozone sur l'Ile-de-France
Et si les jets streams disparaissaient!?
Autopsie de l'été meurtrier de 2003 (suite et fin)
Jet stream et pollution à l'ozone sur l'Ile-de-France (été 2003)
Les UV et la production d'ozone en phase
Les volcans menacent la couche d'ozone
Photographie de Paris le 7 août 2003
Canicule aux USA en 2017
Les UV et la production d'ozone en phase
Où est l'ozone?
Evaluation des bilans hémisphériques de l'ozone troposphérique en 1010molécules/cm2
Les feux de forêts et le mécanisme de composition atmosphérique
Ozone and particulate matter (PM) with a global change perspective
Volatile trees'VOC
Les records de réchauffement de 2016,
pulvérisés en juillet et août 2017

Le giga ouragan Harvey
...et la rafale de cyclones KATIA, IRMA et JOSE
Les pluies engendrées par Harvey le 27 août 2017
L'Humanité à un tournant de son évolution
En 2017, les réserves annuelles que la terre peut normalement fournir étaient épuisées le 2 août
Annexe: la chelation ou la démétallisation




Les Mercaptans (ou Marcaptens selon leur ancienne désignation) font partie des composés chimiques de la famille des thiols une famille qui prend une place de plus en plus importante pour l'homme du 21ème siècle. Au départ, on trouve l'hydrogène sulfuré, ou SH2, puis la base déjà plus complexe CH3S-H.

Les principes chimiques des MERCAPTANS
Excepté le méthylmercaptan (ce qui le rend très dangereux), les mercaptans sont des liquides dégageant une mauvaise odeur, ou possédant une odeur spécifique désagréable. Ils résultent dans la nature de la décomposition des protéines et c'est à cause des mercaptans que certains bipèdes peuvent avoir une haleine de hyène
. Dotés de propriétés d'acides faibles ou lents, ils sont capables de fabriquer des sels avec,en particulier, une serieuse préférence pour le mercure dont ils tirent, au demeurant leur racine latine «mer» pour mercure, «captan», qui capture le mercure avec une liaison (RS)2Hg. Les sels engendrés par les marcaptans s'appellent les mercaptides et peuvent très facilement être transformés en disulfides (liaisons R-S-S-R) ou en acides sulfoniques(RSO3H.
La symétrie des formules laisse déjà entrevoir que les mercaptans peuvent avoir des effets répondant à une logique d'implications contraires sous certaines conditions transposables en biologie: ils peuvent aussi bien empoisonner les cellules à partir de sels mercuriques que les purger du mercure qui les a pénétrées. Et l'on voit tout de suite leur intérêt dans le domaine des médicaments.
Comme tous les sels d'acides, ils peuvent fabriquer des hydrosulfides de métaux, par exemple une réaction RSH + NaX --> NaS + RX (R devient un radical alkylique et X un halogène), une alkylation qui permet la fabrication de médicaments(voir tableau ci-dessous).

1-DODECANETHIOL(C12H25SH)

ATOFINA (USA - Michigan) précise dans une note à sa clientèle que les mercaptans qu'elle produit ont deux usages primaires principaux: celui d'agent de en chaîne et celui de produit intermédiaire dans l'agrochimie, la pharmacie et dans une grande variété d'activités de la chimie fine, comme celles des parfums.

Généralités
Bref, ils peuvent servir indifféremment comme accélérateurs de la vulcanisation ou de la plastification des caoutchoucs naturels et synthétiques (par exemple en particulier le t-dodecyl mercaptan), et dans la préparation de certains médicaments, ou entrer dans la fabrication des chewing-gums!... Voir permettre le désoufrage des carburants.
Leur côté agent chimique «à tout faire» permet effectivement de les utiliser aussi bien pour fabriquer des médicaments que pour accélérer la vulcanisation des caoutchoucs naturels et synthètiques, les mercaptans servent également dans l'agrochimie et permet de fabriquer des insecticides (où peut hélàs apparaître le mercure quand il s'agit d'attaquer le noyeau des cellules des insectes ou des champignons à combattre.
L'usage des mercaptans dans la chimie et la biologie est immodéré. C'est bien pour cela qu'il importe d'en résumer les principes fondamentaux ci-contre. Une firme américaine comme ATOFINA (USA) a précisé dans une note à sa clientèle que les mercaptans qu'elle produit ont deux usages primaires principaux: celui d'agent de polymérisation en chaîne et celui de produit intermédiaire dans l'agrochimie, la pharmacie et dans une grande variété d'activités de la chimie fine, comme celles des parfums.

Côté polymérisation, deux produits phares émergent: les N et T dodecyl mercaptans (SBR, NBR, ABS, acrylique, copolymers, polystyrene notamment) Pour les produits intermédiaires destinés à l'agrochimie et aux industries chimiques et pharmaceutique, sa gamme de produits comprend notamment: Les mercaptans qui sont des thio-alcools présentent la particularité d'éliminer l'eau quand ils se trouvent en présence d'aldéhydes ou de ketones pour former des mercaptals ou des mercaptols, ce qui peut se produire au sein même de nos cellules puisqu'ils peuvent également se diffuser dans le corps humain. Ils peuvent donc se révéler très dangereux, bien au-delà de la formation des hydrogènes sulfides qui gâtent le goût des vieux vins.

Deux mercaptans poisons aériens:
les CH3-SH et C8H18S
Contrairement aux informations lénifiantes qui ont suivi l'affaire de la fuite de mercaptans de l'usine LUBRIZOL de Rouen (fuite du 22 janvier 2013), certains mercaptans sont de véritables poisons aériens violents, et dans le cas du méthanéthiol (CH3-SH), on se trouve également en présence d'un polluant des zones humides (mares, étangs). Avec un potentiel d'empoisonnement qui peut devenir considérable en présence de rejets mercuriques. Ce seul gaz attaque les yeux, la peau, le sang, le système respiratoire, le système nerveux central...

méthanethiol(CH3-SH)

Bien que certains d'entre eux soient dangereux et que leur élimination relèvent des normes d'hygiène et de santé publique, les mercaptans ne font l'objet d'aucune directive européenne. Ils sont seulement cités dans une recommandation de la Commission européenne en date du 19 septembre 2003 qui s'inscrit dans un contexte général visant l'ensemble des produits chimiques dangereux, en mettant à jour la recommandation 90/326/CEE du 22 mai 1990 concernant l'adoption d'une liste européenne des maladies professionnelles (Journal officiel n° L 160 du 26/06/1990 pp. 39 à 48). Cette recommandation permet de constater que la Commission connaît parfaitement la liste des PM2.5 qui y sont incorporés, mais qu'elle les ignore dès qu'il s'agit de santé publique. Précisons que les mercaptans y figurent dans laliste de l'annexe II paragraphe «2.112 Marcaptans et thioéthers.» Il est clair qu'on se trouve en présence d'un lobbying puissant qui s'exerce à tout le moins dès le niveau de la Commission européenne.

Le n-octyle Mercaptan (C8H18S) ou n exprime un facteur de polymérisation) présente exactement les mêmes cibles, c'est à dire les yeux, la peau, le sang, le système respiratoire le système nerveux central... des mammifères. On pourra prendre connaissance de la fiche de prévention et de sécurité élaborée par la firme CHEVRON PHILIPPS Chemical Company à propos de ce gaz en cliquant sur ce lien.

N-octyle_mercaptan(C8H18S)

Faut-il préciser que ces gaz, quand ils sont rejetés dans la biosphère sont également des gaz à effet de serre?
Pourtant, l'effet des pollutions par les Mercaptans et l'hydrogène sulfuré est loin d'être négligeable et est même devenu un métier à part entière comme le rappelle le site innovalor.com dans une page Web intitulée "RAPPELS SUR L'ORIGINE DES POLLUTIONS PAR LES MERCAPTANS ET L'HYDROGENE SULFURE". Un congrés "une chimie écologique de l'eau" qui s'est déroulé sous la bannière de l'UNESCO et d'ECHOCHEM a montré les difficultés de traitement des eaux industrielles polluées par les mercaptans.

Au demeurant, les carburants européens contiennent bien des mercaptans comme le montre l'encadré ci-contre à droite qui fait suite à un conférence internationale sur les carburants qui s'est tenu à Bruxelles le 21 mai 2002 et qui montre les difficultés auxquelles sont confrontés les Européens avec la nouvelle directive communautaire 2003/17/CE du 22 mars 2003. On observera comment les Américains règlent ce problème en incorporant dans leurs produits pétroliers désoufrés... de l'éthanol dont la production d'origine agricole est en train d'exploser.

Il n'est donc pas sans intérêt de rechercher ce qui existe comme informations sur le Web sur les dégâts sanitaires des pollutions causées par les mercaptans.
A ce propos, la fiche radionucléide Mercure 203 et environnement donne également des renseignements très intéressants: «Le mercure possède trois états de valence (0, I, II) auxquelles se réfèrent tous les chercheurs. Le cation mercurique Hg2+ est le plus stable et se combine tant aux anions inorganiques (S-, Cl- , O2- et OH-) qu'aux composés organiques (pour former notamment du méthyle mercure MeHg, très toxique pour les organismes vivants).
Le mercure est naturellement émis lors des éruptions volcaniques, par érosion des sols et des roches ainsi que par évaporation des océans. Les émissions naturelles, sont évaluées entre 2 000 et 3 000 t.an-1 dans le monde (Environnement Canada, 2003), dont 550 t.an-1 en Europe (soit 40 % des émissions annuelles ; Pirrone et Wichmann-Fiebig, 2003)...
«Le mercure stable provient essentiellement des émissions atmosphériques liées aux industries minières et métallurgiques, aux incinérateurs, à la combustion des combustibles fossiles (centrales à charbon) ou encore à la fabrication du chlore, de la soude et du ciment. Ces différentes sources seraient à l'origine de l'introduction de 2 200 à 4 500 t.an-1de mercure dans l'atmosphère (Environnement Canada, 2003) soit un tiers des émissions totales (Dastoor et Laroque, sous presse). Une forte incertitude (30 % environ, Pirrone et WichmannFiebig, 2003) est attachée à ces valeurs, du fait de la ré-émission par les sols et les eaux d'une fraction recyclée du mercure d'origine anthropique (ATSDR, 1999).»

Parmi les sources d'informations les plus documentées, on peut bien sûr citer celles émanant de l'USEPA, par exemple, Mercury and Mercury Compounds - US EPA, EPA Bans Exports of Five Mercury Compounds as of 2020, ou encore EPA Bans Mercury Compounds Under Reformed Toxic Substances Control Act, puisque cette administration fédérale américaine est la seule dans le monde qui contrôle les émissions de mercure et interdit même l'exportation de certains composés.

 Permettent également de se faire une opinion sur l'importance du problème que posent pour le monde entier les émissions aériennes de mercure:
     
  1. l'étude de l'OMS intitulée Santé publique, environnement et déterminants sociaux de la santé
  2.  
  3. ou encore OCDE : politique de l'Environnement : Quelle combinaison d'instruments ?, (Il s'agit d'un rapport international qui concerne l'ensemble des polluants les plus importants diffusé par GOOGLE)
  4.  
  5. ou encore, l'analyse de WIKIPEDIA intitulée "Aspects environnementaux du mercure".
  6.  
  7. ou encore, Stratégie de gestion du risque relative au mercure
Les principales sources alimentant le cycle du mercure

Les Fondements du cycle du mercure

Quelles sont les principales sources de pollution par le mercure, en réalité omni présent dans l'environnement de notre biosphère, et dont peut dépendre l'avenir des mammifères et de l'humanité? La lecture du tableau ci-contre permet de comprendre intuitivement l'importance des sources de mercure polluant la planète à partir de l'analyse de carrotres de glace prélevées sur le glacier du Fremont dans le Wyomine (USA).

On peut distinguer trois chaines de contamination: la chaîne des volcans terrestres qui fait apparaître des pics particulièrement élevés, celle correspondant à l'essor de l'ère industrielle, et une chaîne que l'on peut qualifier de douce qui accumule de faibles doses de mercure propres aux activités agricoles et artisanales. Il apparait que la croissance ou la mercurisation des années 1950 à 2000 résulte du recours massif aux carburants et au charbon. Il existe un grand absent dans l'analyse de la carrotte de glace du Fremont: les volcans sous-marins qui forment une inconnue significative qui pèse sur l'avenir de la planète. Or, aussi bien du fond des mers et que dans l'air, les molécules de mercure incorporées, par exemple, dans le dimèthylmercure voyagent et elles peuvent se déplacer très loin du lieu de leur émission comme le montrent les pluies de mercure qui s'abattent depuis les régions arctiques jusqu'aux grands Lacs à chaque printemps. Ce qui résulte clairement de la lecture de cette carotte de glace, c'est que les pollutions mercurielles voyagent d'abord dans l'air avant que de se recycler au fond des océans ou des lacs ou marais...(aux pluies de mercure de l'arctique semblent correspondre également des pluies de mercure dans l'antarctique, bien qu'elles soient semble-t-il moins fournies)

Il s'ajoute toutefois deux source d'émissions qui ne sont apparemment pas prises en compte quant à l'émission du mercure ou du méthylmercure: la fonte du permafrost ne libère pas que des gaz a efft de serre mais également du mercure ainsi que les sites de schistes bitumineux.

Dans sa volumineuse seconde édition intitulée Organic Pollutants: An Ecotoxicological Perspective, Second Edition, C. H. Walker écrit:
The environnemental cycling of methylmercury is summarized in figure (figure on right). Dimethylmercury, being highly volatile, tends to move into atmosphere following its génération in sediments; once there, it can be converted back into elemental mercury by the action of UV light. Some dimethyl mercury is taken up by fish and transformed into a methyl cysteine conjugate, which is excreted.
[Traduction:] Le recyclage environnemental du methylmercure est résumé dans le schéma ci-contre. Dimethylmercury, étant fortement volatil, tend à entrer dans l'atmosphère après sa génération dans les sédiments ; à ce moment là, il peut être converti de nouveau en mercure élémentaire par le rayonnement ultra violet(UV). Des particules de diméthylmercure sont absorbées par des poissons et transformées en un composé de méthyl cystéine qui est excrété...]

Il parait utile d'ajouter aux indications délivrées par C.H. Walker qu'au fond des océans et à la jonction des plaques tectoniques, quelque peu chahutées dans la zone tropicale par la fonte des glaces polaires, se trouvent également des volcans.

En voyage aérien sous la forme de dimethylmercure, le mercure peut être restitué sous l'action des UV
Dimethyl mercury, being highly volatile, tends to move into atmosphere following its generation in sediments, once there, it can be converted back into elemental mercury by the action of UV light..
Dimethylmercury, étant fortement volatil, tend à entrer dans l'atmosphère après sa génération dans les sédiments; alors, il peut être converti de nouveau en mercure élémentaire par le rayonnement ultra violet(UV).
Dimethylmercure ou monomethylmercure dans l'Arctique?
The main microorganisms identified for the biotic méthylation of Hg are sulphur reducing bacteria (SRB [12,105-108] and iron reducing bacteria (IRB) [109].
Problème: la plupart des mammifères vivants sur terre héberge ces bactéries dans leurs intestins...
Il est d'ailleurs heureux que les rayons ultraviolets dégradent le méthylmercure, faute de quoi la vie sur terre et mer baignerait dans un poison permanent. On peut tout savoir sur le mécanisme d'une telle dégradation en consultant l'étude Photolytic degradation of methylmercury enhanced by binding to natural organic ligands.

Dimethylmercure ou monomethylmercure dans l'Arctique

Les pluies de mercure qui se manifestent depuis les vastes zones arctiques jusqu'aux grands lacs et le suivi des populations autochtones ont conduit les canadiens à approfondir la question afin de déterminer les raisons de mutations du mercure en dimethylmercure plutôt qu'en monométhylmercure ou vice versa. Une vaste étude intitulée INVESTIGATING THE SOURCES AND FATE OF MONOMETHYLMERCURY AND DIMETHYLMERCURY IN THE ARCTIC MARINE BOUNDARY LAYER AND WATERS plus scientifique que philosophique a cherché une explication avec un grand luxe de moyens scientifiques. La question est en effet d'importance sur le plan de la santé publique.(voir l'encadré ci-contre à gauche qui fait le point sur la question).

Distribution des MMHg et DMHg
dans les régions subpolaires du Canada
Spatial distribution of (a) monomethylmercury and (b) dimethylmercury (DMHg), in pg m-3, in Hudson Bay and the canadian Arctic Archipelago marine boundary layer in summer (mid-July to mid-August).
L'une des principales conclusions de cette étude est la suivante:
[[Résumé: Monomethylmercury (MMPHg) concentration in water controls the bio-accumulation rate and fate of mercury (Hg) in the Arctic marine ecosystem. MMHg is a potent neurotoxin and poses sérious health risk to the local populations who traditionnaly feed on marine mammals and fish. Incubation experiments using isotopicatly labelled Hg spécies, namely inorganic Hg [Hg(II)]. MMhg and dimethylmercury (DMHg) were conducted in the Canadian arctic archipelelago and Hudson Bay surface waters to assess methylation and demethylation potentials. Methylation of Hg(II) to Mmhg as well as DMHg demethylation to Mmhg were observed in the absence of light and the presence of oxygen. We report experimentally derived rate constants for Mmhg methylation (0.92 ± 0.82x10-3 d-1) and demethylation (0.35 ± 0.25 d-1).
For the first time, we determined a demethylation rate constant for DMHg (0.98 ± 0.25 d-1 and demonstrated MMHg production from DMHg demethylation at a rate of 0.04 ± 0.02 d-1. These results suggest that DMHg concentrations in Arctic and sub-Arctic surface waters are influenced by different factors or methylation pathways. DMHg production was strongly linked to biological activity and primary productivité while MMHg méthylation seemed to be influenced by numérous factors including DMHg demethylation rate and water physico-chemical properties.]
Determination of monométhylmercure and dimethylmercure in the arctic marine Boundary layer
[Traduction: La concentration en Monomethylmercure (MMPHg) dans l'eau régit la vitesse du taux de bioaccumulation et l'importance du mercure (Hg) dans l'écosystème marin arctique. MMHg est une neurotoxine importante et impose un sérieux risque sanitaire aux populations locales qui se nourrissent traditionnellement des mammifères marins et des poissons. Les expérimentations ont été conduites avec des isotopes de mercure labellisés comme mercure inorganique [Hg (II)]pour mesurer les potentiels de méthylation et de déméthylation (du mercure). MMHg et dimethylmercury (DMHg) ont été conduites dans l'archipelago arctique canadien et les eaux de surface de Hudson Bay pour en évaluer les potentiels de méthylation et de déméthylation. La méthylation d'Hg(II) vers MMHg aussi bien que la demethylation de DMHg vers MMHg ont été observés en l'absence de lumière et en présence d'oxygène. Nous rapportons les constantes expérimentalement dérivées de taux pour la méthylation de mmHg (0,92 ± 0.82x10-3 d-1) et demethylation (0,35 ± 0,25 d-1).
Pour la première fois, nous avons déterminé un taux de demethylation constant pour d-1 de DMHg (0,98 ± 0,25 et avons démontré la production de MMHg à partir de la demethylation de DMHg à un taux de 0,04 ± 0,02 d-1. Ces résultats suggèrent que des concentrations de DMHg en eaux de surface arctiques et subarctiques soient influencées par différents facteurs ou voies de méthylation. La production de DMHg était fortement liée à l'activité biologique et au produit primaire tandis que le méthylation de MMHg semblait être influencée par des facteurs multiples impliquant le taux de demethylation de DMHg et les propriétés physico-chimiques de l'eau.]


Et l'on aboutit bien au schéma très simplifié dans l'encadré ci-dessus intitulé «Determination of monométhylmercure and dimethylmercure in the arctic marine Boundary layer», un schéma qui permet d'affirmer que, sous certaines conditions qui seront analysées in fine que l'alimentation n'est pas le seul gisement de méthylmercure qui puisse empoisonner les êtres vivants, dès que l'air peut être lui même empoisonné.

Demi-vie: Un mécanisme d'accumulation et d'élimination complexe.

Alors que l'on sait que le mercure en tant que métal a une durée de demi-vie dans le corps humain d'une trentaine d'heures au maximum, une durée qui est notablement réduite quand le mercure est neutralisé en chlorure au niveau de l'estomac et plus précisément du pylore. Mais dès lors que le mercure prend la forme de méthylmercure par la médiation du méthylmercaptan et emprunte une autre voie pour envahir le vivant (respiration, voie sanguine...) qu'en est-il exactement? Et bien comme il n'existe pas de norme internationale sur ce sujet comme c'est le cas pour les isotopes, on peut s'attendre aux réponses les plus diverses. Or, la décision de démercuriser par chélation un patient empoisonné dépend de l'évaluation de la demi-vie du poison...Crucial Non? C'est pourquoi la chélation doit nécessairement requérir une décision médicale s'appuyant sur un examen approfondi du patient.

S'agissant méthylemercure sui generis par exemple ( la liste ci-après n'est pas limitative):
  1. L'étude Estimation of the Biological Half-Life of Methylmercury Using a Population Toxicokinetic Model estime sa demi-vie à 80,2 ± 8,6 jours, dont pour la moyenne des populations à 81,6 ± 8,4 jours pour les hommes et 78,9 ± 8.6 jours pour les femmes. Avec une marge dérivée standard de demi-vie estimée à 25,0 ± 8,6 days.
  2. La page web consacrée au mercure du National Biomonitoring Program qui dresse la synthèse des études les plus anciennes sur le sujet indique notamment pour l'homme: «The kinetics of the different forms of mercury vary considerably. Poorly absorbed from the gastrointestinal tract, elemental mercury is absorbed mainly by inhaling volatilized vapor, undergoes distribution to most tissues, with the highest concentrations in the kidneys (Barregard et al., 1999; Hursh et al., 1980; IARC, 1993). After elemental mercury is absorbed, it is oxidized in the tissues to inorganic forms. Blood concentrations decline initially with a rapid half-life of approximately 1-3 days followed by a slower half-life of approximately 1-3 weeks (Barregard et al., 1992; Sandborgh-Englund et al., 1998). The slow-phase half-life may be several weeks longer in persons with chronic occupational exposure (Sallsten et al., 1993). After exposure to elemental mercury, excretion of mercury occurs predominantly through the kidney (Sandborgh-Englund et al., 1998), and peak urine levels can lag behind peak blood levels by days to a few weeks (Barregard et al., 1992); thereafter, for both acute and chronic exposures, urinary mercury levels decline with a half-life of approximately 1-3 months (Jonsson et al., 1999; Roels et al., 1991).»
  3. La page web Mercury Toxicity and Treatment: A Review of the Literature ( Journal of Environmental and Public Health Volume 2012, Article ID 460508, 10 pages) indique «The excretory half life of methyl mercury in man is about 70 days, with approximately 90% being excreted in stool. Some degree of enterohepatic circulation apparently occurs. Perhaps 20% of methyl mercury is excreted in breast milk, with the actual amount varying with severity of exposure [...]. Hair mercury reflects blood methyl mercury at the time of incorporation, but not elemental mercury [...], and hence is not a good index of total body burden [...], given the short half life of methyl mercury in blood. Dimethyl mercury is also efficiently absorbed through the skin, and there is a reported death of a scientist caused by minimal skin contact»
  4. Dans l'étude Methylmercury Exposure and Health Effects, la période de demi vie du méthylmercure dans le corps humain (réduction de la moitié des excrétions) est de 70 jours en moyenne.
Et la réponse à la question de l'évaluation de la demi-vie des mono ou di méthylemercure devient quasiment implexe puisque l'on s'aperçoit rapidement que la durée de leur demi vie dans le corps humain dépend non seulement de la cible atteinte (coeur, cerveau, reins, lymphe, moelle osseuse...) mais également de l'âge de l'empoisonné:
  1. Dans l'ouvrage intitulé Organometallics in Environment and Toxicology publié par Astrid Sigel,Helmut Sigel,Roland K. O. Sigel (p. 350) Hintelman évalue à 300 jours la demi vie du monométhylmercure dans la corps humain.
  2. Dans Advances in Mercury Toxicology publié par Tsuguyoshi Suzuki,Nobumasa Imura,Thomas W. Clarkson, l'auteur T. Suzuki fait dépendre la demi-vie du monométhylemercure des organes colonisés (toujours en fonction de la théorie des doses limites). A propos du mercure inhalé, il conclut (p. 10): «. The whole body halph time is about 58 days, and in kidney virtually le same (64 days). The clearence from blood is described by two half times ; one of 2-4 days accounting for about 90% of the initially deposited mercury, and another of 15-30 days accounting for most remainder.» [Traduction: « . La période de demi vie dans le corps entier est d'environ 58 jours, et dans les reins pratiquement le même (64 jours). La libération du sang est décrite en deux demi fois: un premier temps de 2 à 4 jours concernant environ 90% du mercure inhalé depuis le début de l'intoxication, et dans un deuxième temps de 15-30 jours s'appliquant à la plupart du reliquat.»
  3. De son côté, Ecology and Control of the Natural Environment, Yu.A. Izrael estime p.356 de cet ouvrage à au plus deux années la demi-vive des mono et di méthylmercure.
L'auteur de ce site va mettre tout le monde d'accord. Victime d'un empoisonnement aérien au mercure le 7 juillet 1985 ayant provoqué, entre autres, une triple thrombose mésentérique et portale et la destruction d'un tiers du pancréas, il ne s'est libéré de la thrombose mésentérique qu'au printemps 2005, ce qui conduit à une demi vie du monométhylmercure de... 10 ans, tout en restant prisonnier de tachycardies et FA intervenant soit en cas d'effort, soit en cas d'allergies.

Par comparaison, l'étylmercure, qu'il ne faut absolument pas confondre avec le méthylmercure même s'il présente des analogies en ce qui concerne par exemple les atteintes aux mitochondries ou a à l'ADN, possède une demi vie d'une durée de 8 à 10 jours chez la pluppart des auteurs. (Voir par exemple Ethylmercury sur la version anglaise de WIKIPEDIA. Ce polluant qui n'a rien à voir avec les mercaptans sera traité à part par ce site.

L'alimentation et le méthylmercure

Bien que l'on ne puisse en aucun cas éliminer l'intoxication aérienne, c'est la chaine alimentaire qui est généralement invoquée par les scientifiques comme gisement naturel de méthylmercure, qui prend sa forme primitive à partir des algues et bactéries et contamine ainsi le reste de la chaine alimentaire jusqu'à l'homme. Il est dangereu d'éliminer a priori l'intoxication aérienne dans cfertraines conditions météorologiques (voir in fine). Or, la contamination au méthylmercure doit inclure les émissions volcaniques de toute nature. La deuxième voie de contamination est la pollution mercurielle de la biosphère par les activités industrielles, une pollution qui finit par rejoindre le cycle de l'eau pour se transformer encore en méthylmercure. En voici quelques exemples, qui s'appliquent tout autant en Europe qu'aux USA. Les lacs, rivières, fleuves, ruisseaux de 40 états américains seraient contaminés par le mercure et parfois avec de fortes concentrations qui font l'objet d'avertissements locaux et d'interdictions de cosommer la pêche.

Dans le nord-ouest Pacifique, on a relevé des niveaux élevés de mercure provenant des sédiments du fleuve de Spokane (traversant une réserve indienne) dans l'Etat de Washington. L'origine de la contamination de mercure est proche de sa source -le lac Coeur d'Alene- dans le Nord de l'Idaho. La contamination de ce lac par le mercure, également par le zinc, le plomb, le cadmium, l'arsenic, et l'antimoine est alimentée depuis plus d'un siècle par des travaux miniers dans la vallée argentée du Nord de l'Idaho. Les services de la surveillance géologique des Etats-Unis ont estimé que le lit du lac Coeur d'Alene contiennent environ 70 millions de tonnes métriques de sédiments contaminés."

. Une étude de l'USEPA a été menée en 1999,pour mesurer la quantité de mercure libérée par les centrales électriques au charbon et de plantes. Le mercure est également rejeté dans l'environnement par la combustion des huiles, de leur utilisation comme fongicide (souvent appliquée aux graines), des peintures extérieures (le mercure a seulement été interdit en peinture intérieure en France depuis 1990), et des processus impliquant la fabrication et l'utilisation de chlore. Le mercure est également rejeté dans l'atmosphère par les incinérations (on évalue qu'un simple crématorium libère plus de 5.400 kilogrammes de mercure par année). Il est également rejeté dans l'environnement par l'eau usagée des cabinets dentaires. Dans le comté du Roi (Washington), le mercure pollue les boues des sites de traitement des eaux résiduaires qui sont souvent vendues... comme engrais (ce qui est désormais interdit). L'or extrait dans le bassin de l'Amazone est raffiné au mercure pour capturer des particules d'or par amalgame, avec pour résultat des rejets importants de mercure dans ce fleuve qui menace autant les habitants que la faune animale.(Il en va de même en Guadeloupe).

Bref, le méthylmercure s'accumule dans les poissons et en dernier lieu dans les humains en parcourant ainsi toute la chaine alimentaire. Le monométhylmercure qui s'installe dans les protéines de poisson, et sa présence dans les poissons consommés par l'homme n'est pas sensiblement réduite par sa cuisson. On a calculé que la demi vie du méthylmercure dans le poisson est de deux ans, c'est à dire de deux à cinq fois plus grande que la demi vie du mercure inorganique.

"Presque tous les poissons contiennent des traces de méthylmercure. La pêche sauvage dans des secteurs de pollution élevée, tels que les grands Lacs, voir dans des parcs naturels, comporte le risque de capture à des niveaux élevés de mercure et d'autres polluants. Le méthylmercure se trouve dans la plupart des poissons dans une gamme de pollution allant de 0.01 ppm à 0.5 ppm. Habituellement ce sont les grands poissons prédateurs, tels que le requin et les espadons, qui sont les plus touchés...

A tel point que des enquêtes de la USFDA "Mercury and Methylmercury" constatent l'inexorable progression des concentrations de mercure et de méthylmercure dans les poissons livrés à la consommation humaine au point d'énoncer une recommandation, ainsi libellée Eating Fish: What Pregnant Women and Parents Should Know - FDAaux mois de janvier et février 2017 recommandant aux femmes enceintes de ne pas consommer de poissons. Une recommandation qui pourrait s'étendre les prochaines années aux céréales de riz soufflé...

Le méthylmercure est facilement absorbé par le corps (humain à plus de 95p.100 par la nourriture) et il traverse la barrière hémato-méningée et la barrière placentaire. Il est réputé être une neurotoxine redoutable et terratogène cependant que sa demi vie biologique chez l'homme (estimée ici à 70 jours ce qui doit donner lieu à une forte expectative). il est présent dans le lait maternel des mères allaitantes qui consomment principalement des fruits de mer. La concentration en mercure dans le lait de ces femmes s'échelonne de 2.45 µg/l chez les femmes des îles de Faroe, qui mangent de la viande et de la graisse de baleine, 10 à 3 µg/l en Suède et 7,.6 µg/l sur les côtes de l'Alaska (où elles consomment de la baleine).

Les incidents principaux d'empoisonnement de méthylmercure se sont produits dans la baie de Minamata (1953-1960) et à Niigata (1965) au Japon après des rejets industriels de mercure dus à la fabrication de batteries militaires au mercure qui a provoqué un empoisonnement chronique des personnes dont la source primaire de nourriture était des fruits de mer de ces eaux. Un autre incident s'est produit en Irak durant l'automne et l'hiver 1971-1972. Du blé avait été traité avec du mercure alkylique comme fongicide et ce clé a été utilisé par erreur pour faire de la farine pour le pain. Cette contamination a provoqué plus de 6.000 hospitalisations et 459 décès.(...)

Le mercure affecte également les reins et le système immunitaire. Il provoque un fort accroissement de la production de radicaux libres et diminue la disponibilité (cellulaire) des antioxydants. Il exerce également des effets dévastateurs sur la teneur en glutathion du corps, en accroissant les risques que peuvent engendrer d'autres toxines environnementales (par exemple, PCB, PAH, insecticides...).

Mais ce sont justement des mercaptans qui sont à la base des thérapies permettant de réduire la charge de mercure. Elles requièrent fréquemment l'utilisation des acides 2,3-dimercaptosuccinic (DMSA) et 2,3-dimercapto-1-propanesulfonic (DMPS). D'autres traitements additionnels de déplacement du mercure et de réduction de ses effets nuisibles sont en discussion. (Rév. D'Altern Med 2000;5(3):209-223).Se reporter à l'excellent dossier intitulé "Mercury toxicity" du Dr Stoll").

La neurotoxicité du mercure

Un bref survol des dégâts pouvant être générés par le mercure et ses composés méthylliques permet de sensibiliser le lecteur aux pages suivantes en lui faisant toucher du doigt les progrès de la biologie réalisés ces toutes dernières années:
  1. Le mercure sous les formes organiques et inorganiques est neurotoxique. En fait, le méthylmercure affecte les mitochondries, le bonnet endoplasmique, les corps de Golgi, aux les enveloppes nucléaires, et les lysosomes. Dans les nerfs le méthylmercure est localisé principalement dans des gaines de myeline, où il provoque une demyelination,
  2. Sur la vie et la mort des astrocytes, on consultera avec la page «Binding and uptake of A?1-42 by primary human astrocytes in vitro» qui permet, à l'appui de magnifiques clichés et schémas commentés, de l'action combien néfaste des composés mercuriques. A noter que l'aluminium a un effet également très négatif sur la vie des astrocytes.
  3. Le mercure affecte le GSH (gluthation::==> GSH = L-glutamyl-L-cysteinyl-glycine) avec des effets secondaires sur les niveaux de concentrations en Na+, de K+et Mg++, des ATPases,(51) qui dépendent des composés sulfhydryls. Ces enzymes sont critiques pour assurer notamment le fonctionnement approprié des tissus nerveux, qui sont inhibés par les divers composés du mercure. L'injection de GSH chez les animaux exposés au méthylmercure rétablit les concentrations de N+, K+, et Mg++ et ATPases. En l'absence de ces nutriments pour contrecarrer cette action, l'inhibition des Atpases provoquent le gonflement neurotoxique et la destruction des astrocytes (voir le cliché à gauche d'un astrocyte, cliquer pour consulter le site en français). Les Astrocytes sont les cellules primaires responsables de la régulation homéostatique du pH synaptique, du Na/K, et du glutamate. Le mercure est également connu pour empêcher l'assimilation synaptique de la dopamine, la sérotonine et le mercure norepinephrine. Il a également été rapporté que le mercure provoque une augmentation de la libération d'acétylcholine suivie d'un blocage complet et soudain. Une exposition prolongée au méthylmercure élève l'activité des récepteurs cholinergiques muscariniques dans l'hippocampe et le cervelet, et accroit la circulation lymphocytaire. Il affecte également la libération des neurotransmetteurs des bornes présynaptiques des nerfs..."

L'autisme: une forme d'empoisonnement au mercure?

De récentes études épidémiologiques réalisées aux USA par la Food and Drug Administration (FDA) et l'Académie américaine de pédiatrie (AAP) révèlent qu'un enfant américain sur 150 serait atteint par l'autisme. Principal accusé: les vaccins obligatoires faits aux enfants qui comprennent des vaccines inhibées au thimerosal (TMS), qui comporte 49,6% d'éthylmercure! Mais attention, si la quasi totalité des auteurs de bonne foi sont d'accord pour mettre en accusation le mercure ou ses composés comme cause de cette situation, cela ne signifie nullement que le mercure soit le seul métal en cause. L'aluminium est également souvent mis en cause.

Dans une étude intitulée "Autism: a Novel Form of Mercury Poisoning", (version full text) une équipe de chercheurs, S.Bernard, B.A., A Enayati, M.S.M.E., L.Redwood, M.S.N., H. Roger, B.A, T Binstock, analyse cette nouvelle forme de maladie. Les auteurs expliquent que si l'empoisonnement au mercure, n'est pas détecté, il est confondu avec le début d'un désordre psychiatrique. Les symptômes généralement d'occurrence incluent (a) "la timidité extrême," indifférence aux autres, et peur des réactions des autres, "désir d'être seul" ; (b) dépression, "manque d'intérêt" et "confusion mentale;" (c) irritabilité, agression, et mauvaises humeurs chez les enfants et des adultes ; (d) inquiétude et crainte maladive; et (e) labilité émotive. Des névroses, y compris de nature schizoïde et les traits d'obsession compulsive, inhibition de la persévérance, et comportements stéréotypés, ont été rapportées dans un certain nombre de cas ; et on a observé le manque de contact visuel dont souffrait une fille âgée de 12 ans empoisonnée par des vapeurs de mercure.

Ils procèdent à une mise en parallèle des syndromes classiques de l'ASD (Autistic Spectrum Disorder) avec les désordres neurotoxiques dont souffrent les enfants atteints par le mercure après leur naissance selon les enseignements tirés des intoxications de Minamata et d'Irak (déficit auditif, réactions anormales aux sons et aux bruits, déficits de langage, hypersensibilité à la lumière, 35 à 40 % peuvent être sujets à des crises d'épilepsie, etc).

. En plus des dégâts inhérents à l'inhibition des GSH évoqués ci-avant et des problèmes de toxification que cela pose, des manifestations d'asthme, d'allergies puissantes, de déficiences sélectives aux IgA (sIgAd), expression augmentée de l'antigène Hla-D, et absence des récepteurs interleukin-2, (en dehors de l'autoimmunité familiale) et une variété de phénomènes auto-immunes.

Ils incluent des taux de sérum élevé d'IgM et IgG du cerveau, et des anticorps de base de la protéine de myeline (MBP) (* voir note ci-après parce qu'il existe de nombreuses études et synthèses sur ce sujet et ANA (antinuclear antibodies) . De même, des réponses atypiques au mercure ont été attribuées aux réactions allergiques ou autoimmunes (8), et la prédisposition génétique à de telles réactions peut expliquer pourquoi la sensibilité au mercure change tellement selon les individus (88.111).
Les enfants qui ont développé l'acrodynie développent plus facilement l'asthme et d'autres allergies, des autoanticorps du cerveau (IgG), les MBP (myelin basic protein), et les ANA (antinuclear antibodies ont été trouvés dans les sujets pollués par le mercure; et les souris génétiquement enclines à développer des maladies autoimmunes "sont fortement susceptibles de présenter des changements immunopathologiques induits par le mercure même aux plus basses doses. En plus, beaucoup d'autistes ont réduit la fonction de la cellule tueuse naturelle (NK), comme des sous-ensembles de cellule à immunité décalée vers Th2 et à des niveaux de concentration élevée de neopterine dans les urines, un indicateur d'activiation du système immunitaire. Dépendant de predisposition génétique, le mercure peut provoquer l'activation immunisée, une expansion des sous-ensembles Th2, et diminuer celle de NK.


(*) Voici un florilège de plusieurs recherches référencées sur les taux anormalement élevés des Igg et Igm):
  1. Exposure to Methyl Mercury Results in Serum Autoantibodies to Neurotypic and Gliotypic Proteins
  2. Associated with Prenatal and Childhood Exposure to Environmental Chemicals in Faroese Children.
  3. Neural System Antigens Are Recognized by Autoantibodies from Patients Affected by a New Variant of Endemic Pemphigus Foliaceus in Colombia.
  4. Exposure to methyl mercury results in serum autoantibodies to neurotypic and gliotypic proteins.
  5. Exposure to methyl mercury results in serum autoantibodies to neurotypic and gliotypic.
  6. ..................

Au regard des indications statistiques données ci-dessus, il faut toutefois rappeler que l'absence de vaccination était la cause de nombreux décès d'enfants dans les années 1940, en particulier à la tuberculose qu'il a permis d'éradiquer. On parlait alors, en 1940, de 200.000 cas par an rien qu'aux USA (et beaucoup plus en France). Il n'en reste pas moins qu'une information sur le sujet devient d'autant plus urgente que la liste des produits chimiques provoquant une inhibition des défenses immunitaires devient fort longue.

Les mercaptans et les macrophages hépatiques

Mécanisme du métabolisme et de l'excrétion de la bilirubine
(cliché à cliquer)
C'est surtout au niveau du foie que les macrophages hépatiques sont logiquement au contact des mercaptans qu'ils aient ou non capturé un atome de mercure, en particulier ceux absorbés avec l'alimentation ou qui en sont issus. Le schéma ci-joint dédié au métabolisme et à l'excrétion de la bilirubine permet de comprendre comment et pourquoi.

Le foie n'est pas seulement chargé de fabriquer de la bile, qui comporte la bilirubine (hémoglobine et myoglobine, composants acides de la bile permettant d'hydrolyser les lipides et de les absorber, cholestérol, lecithine, eau et electrolytes): il joue également un rôle essentiel de détoxification, en réalisant la biotransformation de nombreux composés chimiques endogènes (ammoniaque, bilirubine, hormones endogènes) ou exogène (drogues et médicaments, toxiques naturels ou non, insecticides et marcaptans).

. Il possède également un système de filtration du sang portal par monocytes macrophages (les cellules de Kuppfer) dans les voies hépatiques qui lui est propre et qui élimine, par exemple toutes les endotoxines bactérielles dans le sang. (NdR: il existe des plantes qui peuvent "booster" très efficacement ces fonctions. Cependant, ces plantes doivent être maniées avec prudence). Peut-il exister des dérapages? Hélàs oui! Et l'un d'entre eux s'appelle le SIRS (systemic inflammatory response syndrome en Anglais ou syndrome aigu de réponse inflammatoire systémique en Français), Un syndrome qui, on va le voir, menace tous ceux dont les défenses immunitaires sont affaiblies ou inhibées pour une raison ou pour une autre, à commencer par les pollutions.

Le SIRS s'accompagne généralement d'une encéphalopathie qui a fait l'objet de nombreuses analyses. On n'en a retenu que quelques unes en observant que justement, un lien a été établi (en 2010) avec l'anaphylaxie dans le dossier SIRS-PMC3484588.

(clichés à cliquer)
Le sang et les systèmes de défense
les cellules de kuppfer
Une question se pose: une encéphalopathie hépatique peut-elle être déclenchée par un recyclage via le foie et les cellules de Kuppfer des mercaptans ayant capturé un atome de mercure? Pour beaucoup de chercheurs, ce n'est pas prouvé. Mais dans le cas de l'intoxication aérienne au mercure que j'ai vécue en 1985, c'était bien une réalité. Une réalité dont l'acuité a été considérablement réduite par l'absorption d'une bonne dose de magnésie et de plusieurs litres d'eau, ce qui a automatiquement diminué l'afflux des atomes de mercure dans le sang grâce à l'équilibre inonique résultant d'un apport important de cathions de magnésium, (il s'agit avant tout d'un simple équilibre électrolythique) tout en vidant l'intestin!... (Ce qui ne m'a pas empêché de sombrer pendant deux jours dans le coma puis d'être placé pendant une semaine sous assistance respiratoire!).

Le mécanisme du SIRS est une réponse à l'activité des cytokines pro-inflammatoires, tels que l'interleukine-1, IL-6, TNF-alpha et interférons, générés sélectivement dans des cellules, telles que des macrophages, pendant l'infection. Or, il y a eu simultanément une infection doublant l'hépatite qui a été jugulée par un traitement à haute dose d'un cocktail d'antibiotiques à raison de 10 grammes par jour. A la suite de quoi j'ai présenté pendant plus d'une dizaine d'années une stéatose hépatique qui n'avait rien à voir avec une affection alcoolique...)

Or, depuis le début de la lecture de cette page, on ne peut plus ignorer que les mercaptans colonisent toujours plus l'environnement de l'homme dans tous les domaines de sa vie sans que nécessairement ait été conduite une étude de leur impact sur l'environnemet et la santé des mammifères.

Distinguer rapidement une cirrhose alcoolique d'une stéatose hépatique d'origine chimique, alors que dans les deux cas se manifeste par une odeur de fetor hepaticus devient une obligation de diagnostic rapide pour l'urgentiste ou le clinicien hospitalier. Cette situation a effectivement été relevée dans un communiqué de presse de l'INRA daté du 16 février 2016 intitulé maladie métabolique du foie. C'est qu'enn effet ce genre d'atteinte métabolique concerne tous les mammifères sans que l'on puisse, par exemple dans le cas d'un bovin ou d'une chèvre, leur attribuer une cirrhose alcoolique!...

En résumé, la banalisation des mercaptans commercialisés dans l'environnement humain peut déclencher des phénomènes de prise ou de perte anomale de poids, perte de force musculaire (on peut même parler d'effondrement), d'hypoglycémie, de prolongation du temps de prothrombine, des tendances au saignement (en raison de la synthèse altérée des facteurs de coagulation de sang. Les essais en laboratoire qui reflètent le métabolisme bouleversé du foie montrent une élévation de la bilirubine dans le sérum, et une diminution de l'albumine et de la coagulation; qui sont des éléments permettant d'apprécier la sévérité du dysfonctionnement du foie.

On ne peut pas dire que ce genre d'intoxication soit anodine. Et les méfaits de ce nouveau poison entièrement créé par l'homme à l'inverse des poisons de la chimie minérale ou organiques qui existent naturellement dans la nature (tels que les amiantes) peuvent également s'attaquer aux poumons.

Dans les pages web, on avait découvert dès 2004 l'une des plus inquiétantes études qu'il ait été donné à l'auteur de ce site de lire. Intitulé Tissue Lipid Peroxidation and Reduced Glutathione Depletion in Hypochlorite-Induced Lung Injury (La peroxydation des tissus lipidiques diminue et épuise le glutathion en induisant dans les poumons des blessures par l'Hypochlorite* [* une étude du département de médecine de l'Université de Wurtburg en Allemagne, qui avait été citée dans l'édition 2004 de cette analyse:

Conclusions : L'hypochlorite, un oxydant neutrophile spécifique provoque des dommages au poumon, l'épuisement du rGSH, et une LPO (une peroxidation des lipides) aigue dans des poumons mise en évidence chez le lapin. Les dommages faits aux poumons sont corrèlés par l'épuisement de rGSH, suggérant un rôle mécaniste important joué par l'hypochlorite dans les poumons.
Mais le même résultat peut être obtenu avec des sulfhydriles libres, en particulier les mercaptans, selon les indications données au paragraphe ainsi libellée:
rGSH and Free Sulfhydryl Groups: On a analysé la teneur en rGSH du tissu et le contenu des groupes sulfhydryliques fonctionnels libres en utilisant un kit d'analyse obtenu à partir de Calbiochem-Novabiochem Gmbh. Ce kit emploie une réaction en deux étapes. Les thioethers avec une absorption maximale à 356 nm sont formés comme produits de substitution de tous les mercaptans dans une première réaction. La deuxième étape transforme spécifiquement le produit de substitution obtenu précédemment avec le rGSH en thione chromophore avec une absorption maximum à 400 nm. Le rGSH d'homogénat et les concentrations sulfhydryliques fonctionnelles libres ont été assimilées à des concentrations de protéine homogènes. Ainsi, la teneur en tissu du rGSH réduit et des groupes sulfhydryliques fonctionnels libres ont été présentés comme nanomoles par milligramme de protéine.

Il faut ajouter que ce genre d'exposition peut s'accompagner d'un sévère oedème pulmonaire, d'un accroissement notable du poids du poumon et, dans plusieurs cas, d'une mort prématurée.

Sous exactement le même titre «Tissue Lipid Peroxidation and Reduced Glutathione Depletion in Hypochlorite-Induced Lung Injury» on trouve que trois études publiées en 2002 simultanément par d'autres auteurs (Stefan Hammerschmidt, Nicole Büchler, Hans Wahn): (Il existe en tout 11 versions!) les test expérimentaux n'étant plus réalisés à partir de thio éthers mais de l'hypochlorite:
  1. Tissue lipid peroxidation and reduced glutathione depletion in ... - NCBI).
  2. Tissue Lipid Peroxidation and Reduced Glutathione Depletion in ...
  3. Tissue lipid peroxidation and reduced glutathione depletion in ...

Bien sûr, les méfaits des mercaptans que nient un certain nombre de pointures de la chimie ne s'arrêtent pas là puisqu'ils traversent toutes les barrières, par exemple ils peuvent passer dans le lait des mères allaitantes ou encore affecter le fonctionnement des glandes hormonales.

II.- Mercaptans, mercure et lymphocytes T

Les mécanismes immunitaires

Il est impossible de comprendre les mécanismes de défenses immunitaires, et donc d'apprendre à prévenir les risques environnementaux, aussi bien à titre personnel que collectif, si l'on ne connait pas à tout le moins les rôles, pour ne pas dire les missions, que remplissent les globules blancs face aux aggressions extérieures, hors des hypothèses d'auto-immunité.
Une présentation illustrée éclatante de la diversité des globules blancs et de leur fonction dans les mécanismes immunitaires a été réalisée sur une page tutoriale intitulée Cells of the Immune System. En moins de deux minutes, une description commentée en Anglais correctement rythmé et associée à une imagerie de très grande qualité permet de comprendre les mécanismes immunitaires fondamentaux mobilisant les divers globules blancs.Cliquer sur l'image ci-dessous pour visionner ce tutorial et au besoin, consulter le texte commentant chaque vue.
Au chapitre des inhibitions globulaires, qui ne sont pas vraiment développées dans une présentation courte et sommaire, il faut rappeler que certaines fonctions de défenses immunitaires peuvent être inhibées, par exemple:
I.-pour les maladies auto-immunes:
  1. les Amines aromatiques
  2. les Métaux: Cu, Au, Ag, Hg.(il manque le palladium)
  3. Paraquat (herbicide)
  4. Pentachlorophenol
  5. Vynil chloride
  6. chloroprene, plus connu sous son nom commercial de néoprène, sur lequel l'USEPA est en alerte quant aux risques des travailleurs qui y sont exposés.
II.- Pour les Immuno suppresseurs:
  1. SO2 ou anhydride sulfureux
  2. Les mycotoxines: par exemple, trichothécènes et Aflatoxins
  3. TCDD (ou 2,3,7,8-Tetrachlorodibenzo-p-dioxin)
Pour comprendre la qualification, la définition et les règles s'appliquant aux classements des polluants environnementaux, toutes règles qui, en général, ont été définies par l'USEPA, admnistration fédérale américaine qui reste un pilote efficace et incontournable au plan international, il est possible de consulter deux diaporamas en fichiers *ppt intitulés Toxicologie et Epidémiologie: deux disciplines en mutation. Environ 140 000 molécules de synthèse sont sur le marché. et enseignement de la toxicologie de la branche biomédicale de Paris-Descarte. Pour ce faire, il faut cliquer sucessivement sur les liens du fichier toxicologie et pathologies environnementales.pdf ci-joint

Au plan théorique, on peut prendre connaissance de la page systeme immunitaire de WIKIPEDIA. Deux autres rapports gratuits peuvent être consultés avec profit:
  1. The chemokin system in diverse forms of macrophage activation and polarization
  2. Evolution of innate and adaptive immune systems in jawless vertebrates par Jun Kasamatsu, Department of Microbiology and Immunology, Graduate School of Medicine, Hokkaido University, Kita-ku, Sapporo 060-8638, Japan.Email: jkasa@med.hokudai.ac.jp.
L'effet le plus connu des mercaptans est celui, où associé au mercure, il provoque chez les autistes une surproduction de Th2 (helper2) (en produisant un déséquilibre très dommageable du paradigme), qui a pour effet de tuer ou d'inhiber les lymphocytes (monocytes et lymphocytes T), abaisse l'activité de NK (natural Killer), induisent ou suppriment les IFNγ et IL2 (cf par exemple "Autism: a novel form of mercury poisoning", p. 4 (immune system).

Mais est-il certain que les mercaptans suffisent à eux seuls pour provoquer des dégâts considérables, par exemple au niveau du thymus? Beaucoup d'auteurs et d'enseignants le laissent entendre. Mais quand on recherche sur le WEB des expérimentations précises in vivo ou in vitro sur le sujet, on n'en trouve guère. L'USEPA aura-t-elle laissé se banaliser la commercialisation de produits qui peuvent attaquer directement le système immunitaire sans obligation d'information du consommateur?

A propos des moteurs de recherche

Il faut bien avouer que les mesures d'information prises jusqu'à présent sur le sujet ressemblent assez à la bouteille à encre. Mais pour en prendre conscience et aiguiser l'esprit du lecteur, il faut prendre en considération les moteurs de recherche et principalement les quatre moteurs suivants:
  1. Celui de Google bien connu et redoutablement efficace, dont on ne peut que recommander de lire la notice d'utilisation. En effet, seul GOOGLE parait avoir intégré tous les critères de santé environnementale dans son moteur de recherche qui couvre l'ensemble des activités humaines dans le monde! On peut passer un certain temps pour aiguiser tous les facteurs et critères de recherche....
  2. Le moteur de recherche avancée de l'USEPA. L'usage du moteur de recherche est plus complexe parce que les critères de recherche doivent être ciblés. C'est plus facile à dire qu'à faire si on n'est pas initié aux mécanismes des défenses immunitaires.
  3. Le moteur de recherche d'Inchem.
    Inchem est chargée de recherche par la communauté internationale (The International Programme on Chemical Safety (IPCS) is a joint venture of the United Nations Environment Programme, the International Labour Organisation, and the World Health Organization, Environmental concentrations and levels of exposure.)
  4. Le moteur de recherche de l'OSHA (Occupational Safety and Health Administration) parfaitement coordonné avec l'EPA, qui joue un rôle essentiel dans la prévention des maladies et la protection de l'environnement puisque c'est ce département qui pilote la réglementation des doses de polluants. A signaler que c'est l'OSHA (US) qui gère les données del'Agence européenne pour la sécurité du travail avec un moteur de recherche en français! (75.000 abonnés).
Exemple de recherche
sur le moteur de l'USEPA
Le regroupement par thème des recherches par les deux moteurs de l'EPA et d'INCHEM sont utiles pour affiner les recherches, sachant que, bien souvent, les réponses de GOOGLE sont pertinentes et généralement cadrées, mais il faut les recadrer pour les replacer dans leur contexte.

Avec le moteur de recherche de l'USEPA cette question ne se pose pas puisque le puissant organisme fédéral délivre plusieurs axes de synthèse:
   a )Un premier rapport de 349 pages intitulé Mercury Study Report to Congress qui cadre parfaitement avec l'objet de cette page.
   b )Un second rapport de 157 pages (révisé en 2010) synthétisant le nouveau programme de produits chimiques toxiques des catégorie TSCA (Toxic Substances Control Act) New Chemicals Program under TSCA Chemical Categories Document
   c ) Un guide des effluents à base de viande et de volaille Meat and Poultry Products Effluent Guidelines une page web que l'on sait liée par destination aux mercaptans qui débouche elle même sur deux rapports imposants:
      1.- Technical Development Document for the Final Effluent Limitations Guidelines and Standards for the Meat and Poultry Products Point Source Category (PDF)(1220 pp, 3 MB, 2004, 821-R-04-011) Il s'agit de défendre les lacs et rivières (ainsi à l'évidence que les nappes phréatiques) contre ce genre de polluants.
      2.- L'analyse des bénéfices économiques et environnementaux à tirer des produits à base de viande et de volaille ordonnent (PDF) (256 pp, 1 MB, février 2004, 821-R-04-010) Economic and Environmental Benefits Analysis of the Final Meat and Poultry Products Rule (PDF)(256 pp, 1 MB, February 2004, 821-R-04-010)

Si l'on interroge maintenant le moteur de recherche d'Inchem en tapant exactement les même indications, soit "mercaptans, t cells, thymus, inhibition", on obtient deux reponses toutes deux consacrées aux additifs alimentaires:
  1. Rapport du Comité commun d'experts commun de la FAO et de l'OMS sur des additifs (série 63 d'additifs d'OMS) Joint FAO/WHO Expert Committee on Food Additives (WHO Food Additives Series 63).
  2. Rapport Comité commun d'experts commun de la FAOo et de l'OMS sur des additifs (série 59 d'additifs d'OMS) Joint FAO/WHO Expert Committee on Food Additives (WHO Food Additives Series 59)
  3. Une autre source d'informations essentielles est celle de la World Health Organization (associée à la FAO). Ses monographies annuelles forment une véritable mine d'informations sur les risques des polluants environnementaux qui menace la vie dans le monde.
  4. Enfin, le moteur de l'OSHA peut donner des indications sur les doses limites des polluants (nouveaux ou anciens) qui sont soumis régulièrement à des tests. mais on obtient plus facilement ces données par Google dans la mesure où le moteur de l'OSHA ne consulte la database de l'organisation que sur un mot ou une fiche. Par exemple, le mot mercaptans de la base de données renvoie 24 fiches sur le sujet, y compris tous les incidents du travail de l'année sous revue.
Au total, on voit que l'ensemble des données mondiales et internationales sur les polluants environnementaux sont en fait concentrées aux Etats-Unis (ce qui explique le nombre important de brevets et licences déposés aux USA) et que leur consultation doit donner lieu à une procédure précise pour être efficace en utilisant des connecteurs logiques «and» et «or».

Mais revenons au problème qui nous occupe, c'est à dire au rapport entre les mécanismes immunitaires, en l'occurrence les lymphocytes_T et les composés mercuriques, sinon le mercure lui même vaporisé dans l'air que nous respirons.

Et comme il faut bien partir d'une analyse initiale, on va justement partir du rapport remis au Congrès par l'USEPA dans le cadre du contrôle de l'exécution du CLEAN AIR ACT, que l'USEPA a vocation à appliquer.

Et l'on butte très vite sur un premier problème à la lecture de ce rapport: l'USEPA est orientée vers le protection des travailleurs, et les échantillons sur lesquels reposent les analyses ne correspondent pas nécessairement à l'ensemble d'une population (voir des êtres vivants dotés d'un thymus) lorsque l'on se trouve en présence d'un phénomène dont les effets biologiques sont manifestement cumulatifs. On est bien contraint, pour comprendre les effets du mercure méthylé, par exemple sur le thymus,glande sur laquelle repose l'essentiel des défenses immunitaires des mammifères et des ovipares, il est évidemment indispensable de savoir comment elle fonctionne.







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dernière mise à jour le 10/08/2017.